Bonjour,
Citation :
D'après mes petites recherches, si quelqu'un trouve un trésor et continue les fouilles, ce qu'il trouve est toujours qualifié de trésor (au sens de l'article 716 évidement ...) car la découverte du premier trésor était due au hasard et quand bien même il aurait pu être certain de trouver autre chose ça reste la même découverte.
Pour moi, non.
Si on lit quelques jurisprudences de la Cour de cassation, on voit bien que la formule "par le pur effet du hasard" est beaucoup plus restrictive que l'acception usuelle, au sens du vulgum pecus et de journalistes en mal de copies.
Dès lors qu'on donne un coup de pelle dans le but avoué de "trouver quelque chose", la formule n'est - de facto- plus remplie, donc ce n'est plus un "trésor" au sens du 2e alinéa de cet article, bien que toujours un "trésor" au sens journalistique du terme.
Peu importe qu'on ait entamé un deuxième trou chez le voisin, chez soi mais ailleurs sur son terrain, chez soi juste à côté du premier trou, voire pour agrandir le trou initial (ce n'est que dans ce dernier cas que ce serait discutable).
Et, évidemment, le motif tiré du fait que la valeur de ce qui est trouvé dans le deuxième trou serait inférieure à celle de ce qui est trouvé dans le premier trou n'a pas de sens. D'ailleurs, que se passerait-il alors si c'était l'inverse ? La première découverte deviendrait un "accessoire" de la deuxième, considérée alors comme principale ?
Accessoirement (sic), l'expression "l'accessoire suit le principal" n'a pas du tout le sens donné ici et ne peut donc pas s'appliquer. L'expression vise un objet juridique lié à un autre objet juridique normalement différent ou distinct : frais, pénalités ou intérêts de retard liés à une créance. Contrat de caution lié à un contrat de bail. Et non pas les essuie-glaces ou le Klaxon® pour une bagnole.
A noter que la formule "sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété" est beaucoup plus restrictive et contraignante que beaucoup le pensent, quand on lit certains arrêts déjà évoqués.