Bonjour,
Au sujet du conflit d'intérêt / de loyauté / ... Je préciserai seulement que Chirac ne siégera pas tout le temps que durera l'affaire a priori. Et je rajouterai d'ailleurs que à Chirac et VGE, nos deux membres de droit, ils totalisent 2 ou 3 siègent lors d'une décision QPC. VGE ne siégant jamais pour les QPC car il y en a trop, qu'il faut assister aux débat, à la plaidoirie de l'avocat, suivre le dossier dès que la question est posée jusqu'à la fin. Et que ça prend assez de temps, et qu'on ne peut pas arriver le jour où la décision est prise et siéger : c'est soit dès le départ, soit pas du tout. Chirac totalise les 2, 3 autres questions.
Ce n'est pas une raison vous me direz. Et vous aurez raison. D'autant que Chirac et J-L D. ont mangé ensemble l'autre jour, pour parler tricot et vêtement (naturellement). Pour autant, depuis qu'existe le CC (1958 officiellement mais disons 1971 / 1973) il n'y a jamais eu d'accusation de partialité, d'influence, de corruption (encore heureux), ou je ne sais quoi d'autre... Cet organe, bien que singulièrement proche du pouvoir a toujours bien fonctionné : qu'il eut été plus à droite, ou plus à gauche.
La solution serait peut-être d'imiter le système allemand : les mauvaises langues diront "encore du copié collé de l'Allemagne"... Eh bien ils auront raison. Quoique si l'on veut réellement critiquer leur système de sélection des membres, on peut dire que parfois, des membres ne sont pas choisis car ils n'arrivent pas à être élus ce qui a pour conséquence de laisser des chaises vides (mais vu le nombres, est-ce vraiment important qu'il en manque 1 ou 2... ?).
Dernier précision : "est ce qu'il y a une véritable question de droit, sérieuse ?". Évidemment, si la cassation transfert puisque c'est l'une des condition.
Mais évidemment aussi que c'est pour retarder l'échéance. Les avocats qui nient cela (je pense à Me Veil -fils de Simone-, si je ne confonds pas
[EDIT] Non, par J-Y Le Borgne...) serait de mauvaise fois (avocat et de mauvaise fois : n'est-ce pas tautologique ??). Mais rendez-vous bien compte, à part Pétain et Louis XVI, aucun chef d'État français n'a été jugé comme Chirac risquerait éventuellement -potentiellement, peut-être, possiblement...- de l'être. Ça la foutrait mal pour la Vème République, la France, et son image. Et de même, alors que les français avait passé l'éponge sur son septennat et son quinquennat, il serait deçu de perdre sa popularité à cause d'une condamnation dans une affaire qui remonte à 1993 / 1995...
Mais peut-importe. J'estime qu'il doit être jugé, comme n'importe quel autre citoyens. D'autres ont déjà payé pour lui (le plus dans la lumière en ce moment : Juppé), je ne vois pas pourquoi il devrait encore bénéficier d'une immunité...
__________________________
Pour ceux qui se posent des questions sur les études de droit =).
Magistère Droit des Affaires, Fiscalité, Comptabilité. [Aix-Marseille III].