Quand je parle des plans-types (qualification/régime, ou conditions/effets, ou principe/limite, ou principe/sanction, etc.), je parle de la construction des arrêts : tu constateras que tous les arrêts sont toujours construits de manière binaire (en deux parties).
La Cour de cassation raisonne toujours en deux temps. Pour commenter ce raisonnement, tu as des plans-types qui s'appliquent comme ceux que j'ai donné.
Ces plans-types permettent de dégager rapidement les I. et II. Je te donne deux exemples pour que tu comprennes :
- Le topic parle de l'arrêt d'assemblée du 1er décembre 1995 visant de la fixation du prix.
La Cour dit deux choses : elle pose un principe et précise ensuite ses sanctions. Voilà, le I. et le II. sont posés, la logique de l'arrêt est principe/sanction.
Il faut ensuite appliquer ça de manière concrète à l'arrêt (ex : I. La validité de la convention-cadre maintenue en l'absence de détermination du prix). Là je n'invente rien : je paraphrase la Cour de cassation.
Je te donne un autre exemple de plan-type car les arrêts d'assemblée ne sont pas forcément très pédagogiques :
- Dans ce topic : sur la nature du contrat de prêt
Tu as une belle illustration d'un raisonnement qualification/régime : la Cour de cassation nous indique d'abord la nature du contrat de prêt (I.) et pose ensuite son régime (II.).
Ton plan est déjà quasiment fait. Il faut ensuite appliquer de manière concrète à l'arrêt d'espèce (je te laisse lire ce que j'ai mis dans ce topic).
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La démonstration que je t'ai faite demande un peu de travail (je n'ai pas fait ça après trois commentaires, ça m'a demandé du temps).
Au début, construire un plan prend du temps, avec l'habitude, ça vient vite. Dès que tu trouves l'articulation (cf. plan-type) tu es sûr d'avoir ton I. et ton II., ce qui te permet d'éviter un hors sujet total.
Dans tes développements (le corps de tes sous-parties), il faut ensuite :
- Situer l'arrêt : revirement, continuité ?
- Parler de son importance : quelle chambre a rendu l'arrêt, a-t-il été publié (cf. les mentions P+B+R+I qui permettent de voir l'importance qu'a entendu donner la Cour de cassation à sa décision)
- Parler de sa portée : le domaine d'application de la décision est-il large ou réduit ?
- Critiquer en positif ou négatif : opportunité de la décision, le fondement retenu (cf. le visa pour un arrêt de cassation) est-il approprié ? etc.
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