Bonjour,
Attendez, mes opinions n'engagent que moi et j'ai un peu tendance à jouer aux iconoclastes.
Pour moi, cet arrêt illustre la règle de la bonne ou de la mauvaise foi. Ici, la vendeuse n'a pas pu mettre en évidence la mauvaise foi de l'acheteur, d'autant plus que c'est elle qui a été à l'initiative de la vente et que c'est elle qui a proposé le prix. Ce n'est pas à l'acheteur de dire, dans ce cas, "Ben dites, vous savez que vous pourriez m'en demander beaucoup plus ?". Le jour où vous voyez un bien en vente qui vous intéresse à un prix "particulièrement attractif", vous vous préoccupez de savoir si le vendeur ne fait pas une co***rie, vous ?
(d'ailleurs, dans ce genre de cas, je vous conseillerais de vous préoccuper, certes, mais d'autre chose : savoir ce que ça cache comme "coup fourré"...)
Dans l'affaire des carrières de Brandefert, déjà discutée sur ce forum, c'est l'acheteur qui était à l'origine de la vente et il s'était bien gardé de dire aux vendeurs que leurs terrains, à cause des richesses du sous-sol qu'il avait découvert par des forages, valaient beaucoup plus que ce qu'il en offrait. De plus, il leur avait caché qu'il était le patron de la société d'exploitation de la dite future carrière. Ici, c'est bien la mauvaise foi qui a été retenue et non pas directement une "obligation d'information" que la loi ne prévoit pas en tant que telle.
Cela dit, sur ce genre de sujet, voir aussi ce que dit le code civil sur la "rescision pour lésion" (articles 1674 et suivants)...