Bonjour,
Pour moi, quand je lis
Citation :
que la cour d'appel relève,
d'une part
que M. Y...,
en dépit du jugement de divorce dont il s'est ensuite prévalu pour échapper à ses obligations,
a continué à se comporter en mari tant à l'égard de son épouse que des tiers,
d'autre part
que son départ intervenu sans concertation, après quarante ans de vie commune,
a été brutal ;
et encore
Citation :
que de ces constatations, la cour d'appel,
qui n'avait pas à suivre les parties dans le détail de leur argumentation
et
n'a fait qu'user de son pouvoir souverain d'appréciation de la valeur et de la portée des attestations produites,
a pu déduire que...
je n'ai pas clairement le sentiment que l'arrêt soit basé sur les seules règles générale du concubinage.
Perso, j'aurais plutôt dit que n'est pas dissous dans tous ses effets, un mariage transformé "officiellement" en un simple concubinage par le truchement d'un divorce.
P.S. : lorsque la Cour (de cassation) écrit textuellement "qui n'a fait qu'user de son pouvoir souverain d'appréciation (...), a
pu déduire que...", il faut comprendre, par
"a pu déduire", que ladite Cour, si elle avait été à la place de la cour (d'appel), aurait
"pu" ne pas retenir la même solution, voire retenir une solution inverse, mais il se trouve qu'il n'entre pas dans les prérogatives de la Cour de critiquer le jugement d'une cour, lorsqu'il a pour base le
"pouvoir souverain d'appréciation" des juges du fond. Donc, elle est obligée de laisser faire.