Que devient un contrat en cas de dissolution d'une association?

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Rhône, Le 12/12/2011 à 21:23
Juriste intéressé
Lycéen


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Message(s) : 4 
Bonjour

Je suis président d'une association et je me suis fait avoir en signant le contrat pour une machine à café : je me suis engagé sur 5 ans ( alors que je pensais 1 par tacite reconduction ) à acheter cette machine.
Sommes-nous dégagé de ce contrat si nous dissolvons l'association?
Il est stipulé dans le contrat que toutes les échéances doivent être honorées, même les loyers restant à couvrir jusqu'à la fin du contrat.

Si nous dissolvons l'association, cette société peut-elle me demander à moi, présent de l'association de régler la totalité de l'addition?

Merci d'avance de vos réponses, je suis vraiment dans la mouise

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Le 13/12/2011 à 05:51
Hors Concours


Inscrit : 19/05/06
Message(s) : 7859 
Bonjour,
1°) Bien sûr que non.
2°) Bien sûr que oui.
3°) Bien sûr que vous êtes dedans.

Reste à savoir si c'est à titre personnnel ou en tant que dirigeant/représentant légal de l'association.

Lisez d'abord ceci :
http://www.associations.gouv.fr/707-la-responsabilite-des-dirigeants.html
Donc, déjà, vous ne pourrez pas "dissoudre l'association" comme bon vous semble, sur une simple décision interne.

Là où j'ai un peu de mal à suivre, c'est...
Citation :
je me suis engagé sur 5 ans... à acheter cette machine.

Citation :
( alors que je pensais 1 par tacite reconduction )

Comment peut-on "acheter une machine", mais "sur 1 an" et "par tacite reconduction" ???


Pas moyen de négocier la résiliation du contrat ?
La machine à café est dans quel état ?
Revente possible ?

Le 13/12/2011 à 07:44
Juriste d'élite



Inscrit : 01/11/11
Message(s) : 386 
Je rejoins Camille, vous parlez de "loyer", vous êtes sur que c'est une vente? , la vente est un contrat instantané donc un contrat sur 5 ans cela n'est pas possible ou alors crédit bail pour une machine à café??
Dites nous en un peu plus.
Pour une machine à café je ne pense pas que notre président soit inquiété, les juges même face à des abus de biens sociaux, lorsqu'ils sont minimes ferment les yeux, j'ai des exemples à la pelle, je parle des juges du fonds.
Bon pour en revenir au contrat signé, s'il n'est pas clair on peut peut être joué sur l'absence de consentement, le fait de ne pas comprendre la portée de son engagement, mais faudrait lire le contrat donc ici s'arrêtent les conseils...

Le 13/12/2011 à 07:51
Hors Concours


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Message(s) : 7859 
Bjr,
Ou jouer sur l'augmentation imprévisible des cours du café ?


Le 13/12/2011 à 07:52
Juriste d'élite



Inscrit : 01/11/11
Message(s) : 386 
Bonjour,
Très bon , Ah la cause quel bonheur! Tout est permis

Le 13/12/2011 à 11:40
Rédacteur
Master 2


Inscrit : 08/11/08
Message(s) : 808 
Je n'ai également rien compris :

- 1) Tu as acheté la machine (dans ce cas, pourquoi parler de tacite reconduction ?) ;
- 2) Il s'agit d'un crédit-bail, et dans ce cas la machine à café retournera au crédit-bailleur ;
- 3) La machine est louée, il faut nous détailler les modalités du contrat.

__________________________
« Je persiste et je signe ! »

Bouches-du-Rhône, Le 13/12/2011 à 12:09
Modérateur
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Inscrit : 30/03/10
Message(s) : 1177 
Bonjour,

Citation :
a vente est un contrat instantané donc un contrat sur 5 ans cela n'est pas possible ou alors crédit bail pour une machine à café??


A mon avis le contrat de vente était assorti d'un contrat accessoire peut-être d'entretien ou quelque chose comme ça...

__________________________
Pour ceux qui se posent des questions sur les études de droit =).

Magistère Droit des Affaires, Fiscalité, Comptabilité. [Aix-Marseille III].

Rhône, Le 13/12/2011 à 17:23
Juriste intéressé
Lycéen


Inscrit : 12/12/11
Message(s) : 4 
Bonjour

Je vais essayer d'être plus clair.
J'ai signé un contrat d'un an par tacite reconduction pour une machine à café.
La commerciale m'a en fait fait signer 2 papiers :
- 1 pour sa société (fg2 café)qui s'occupe de l'entretien et du remplissage de la machine : 1 an de contrat avec tacite reconduction, et la société prend 50% du chiffre d'affaire de la machine en paiement
- 1 pour la société (locam) qui nous fournit la machine. Et en fait c'est ce contrat qui pose problème car il est par contre sur 5 ans avec des loyers trimestriels de 360eurs nets. La commerciale ne m'avait pas avertie de ce contrat de 5 ans, et quand je l'ai signé, elle m'a justifié les 5 ans en me disant que c'était pour une question d'assurance; et à aucun moment elle ne m'a spécifié que je m'engageais sur 5 ans!

Résultat maintenant je suis pieds et poings liés avec ce contrat de 5 ans avec 360 eurs de loyers trimestriels! Et en en plus nous avons résilié le contrat d'entretien chez FG2café et ils ne nous ont même pas donné la clé pour remplir la machine! Résultats nous en sommes a 4 mois de loyers impayés!

Merci d'avance

Bouches-du-Rhône, Le 13/12/2011 à 17:59
Modérateur
Licence 3


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Message(s) : 1177 
Bonsoir,

Vous avez bien lu le contrat a posteriori ?

C'est bien précisé contrat sur 5 ans avec loyer trimestriel de 360 euros ?

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Rhône, Le 13/12/2011 à 18:26
Juriste intéressé
Lycéen


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Oui, tout à fait, 20 loyers trimestriels de 300 euros HT.
et j'ai signé le contrat en juin 2010.

Bouches-du-Rhône, Le 13/12/2011 à 18:32
Modérateur
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Message(s) : 1177 
Alors je rejoins Camille sur la réponse du 3°).

Honnêtement là, personnellement, je ne vois pas comment vous aider.

Même si on devait appliquer le droit de la consommation, il ne s'agit pas du tout d'une clause abusive.

Lorsque vous avez signé, la commerciale vous a bien indiqué que vous vous engagiez pour 5 ans ?
Et dans le contrat, est-ce écrit clairement ou est-ce noyé dans un texte écrit en petit ou quelque chose du genre ?

Peut-être à envisager sur le terrain de l'obligation d'information mais ça me parait compliqué....


En tout cas au niveau du contentieux ça me semble difficile de passer. Restez sur la négociation amiable, résiliation amiable ou quelque chose de cet acabit.

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Rhône, Le 13/12/2011 à 18:39
Juriste intéressé
Lycéen


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Non, la commerciale ne m'a pas du tt indiqué que je m'engageais 5 ans.
Elle m'a parlé d'un contrat d'1 an et le papier de 5 ans était juste pour une question d'assurance!

Je suis clairement dans la mouise quoi !

Le 13/12/2011 à 20:04
Hors Concours


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Message(s) : 7859 
Bonsoir,
Excusez-moi, mais ça m'étonnerait un peu. Donc, vous trouviez normal de signer un contrat d'entretien et de remplissage sans signer un contrat de location ou d'achat de la machine ?
Sinon, comment voulez-vous entretenir et remplir quelque chose dont on n'est ni locataire ni propriétaire ?
Et vous l'avez lu avant de signer, au moins dans ses grandes lignes ? Ce n'était surement pas écrit "Contrat d'assurance" !
Et ce n'est même pas ce qui aurait pu ressembler à une LLD avec OA, donc même pas possibilité d'être propriétaire à la fin des 5 ans.

A priori, pas d'autre solution simple que de tenter la négociation.


Le 13/12/2011 à 23:40
Juriste d'élite



Inscrit : 01/11/11
Message(s) : 386 
Il y a peut être une solution mais il faudrait passer par un procès évidemment, mais à la limite c'est à la société a lancer la procédure . Cette affaire me fait penser à un arrêt de la chambre commerciale du 15 février 2000. Un pharmacien s'engage sur 4 ans à diffuser dans son officine des publicités de vidéo graphiques sur du matériel fourni et financé par la société de publicité. Il finance le matériel par un crédit bail pour 4 ans aussi
la société de publicité ayant cessé ses prestations de diffusion et M. Soulard ne percevant plus les redevances publicitaires qui lui servaient à s'acquitter des loyers envers le crédit-bailleur, cesse de payer le coût de la location du matériel devenu inutilisable, ça correspond à votre cas finalement. Le crédit-bailleur a demandé le paiement des loyers invoquant de plus une clause du contrat qui indiquait que les loyers seraient dûs "même au cas où le contrat d'exploitation conclu par ailleurs avec la société de publicité ne serait pas exécuté ou sera résilié ou annulé »
solution de la cour
"Mais attendu, en premier lieu, qu'après avoir constaté que, le 15 janvier 1991, M. Soulard a signé avec la société de publicité le contrat de diffusion et le bon de commande du matériel, l'arrêt relève, hors toute dénaturation dès lors que, par le bon de commande, il a également choisi le mode de financement du matériel, que, le même jour, il a signé « son acceptation du contrat de location avec option d'achat dudit matériel », précisant que le crédit-bailleur a donné son agrément « ultérieurement » et, par ailleurs, que le contrat avec la société de financement a été signé « le 6 mars 1991 » ;
Attendu. en second lieu, que, par motifs propres et adoptés, l'arrêt retient que le crédit-bailleur était informé que le matériel pris à bail était destiné à être exploité par la société de publicité, qu'en tant que de besoin le crédit-bailleur autorisait cette exploitation, qu'il s'agissait d'un matériel très spécifique et que la seule cause du contrat de crédit-bail était constituée par le contrat de prestations d'images, ce dont il déduit que les deux contrats étaient interdépendants et, par suite, que l'exploitation devenant impossible du fait de la défaillance de la société de publicité, la résiliation du contrat de crédit-bail devait, être prononcée ; qu'ainsi. et dès lors que le texte de la clause invoquée était en contradiction avec l'économie générale du contrat, la cour d'appel, abstraction faite du motif erroné critiqué a légalement justifié sa décision
On peut parfaitement transposer le raisonnement à votre affaire, les deux contrats sont interdépendants et puisque l'un est résilié l'autre n'a plus lieu d'être

Le 14/12/2011 à 06:23
Hors Concours


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Message(s) : 7859 
Bonjour,
Sauf que j'ai un peu peur que le cas de syll diffère sur au moins un point, peut-être deux :
Citation :
Un pharmacien s'engage sur 4 ans à diffuser dans son officine des publicités de vidéo graphiques sur du matériel fourni et financé par la société de publicité. Il finance le matériel par un crédit bail pour 4 ans aussi
la société de publicité ayant cessé ses prestations de diffusion

Ici, si j'ai bien tout suivi, c'est la même société qui a fourni les deux prestations : matériel plus pub vidéos. De plus, c'est la société de pub qui a suspendu unilatéralement ses fournitures de pubs vidéo et pas à la demande du pharmacien.
Dans le cas de syll, la société qui assure l'entretien et la fourniture de la poudre (FG2 Café) est différente de celle qui a fourni le matos (Locam). De plus, ce n'est pas FG2 Café qui a interrompu "à la hussarde" ses prestations, mais c'est syll lui-même qui a résilié le contrat, dans le cadre de la tacite reconduction, ou plutôt de la "non tacite non reconduction". Donc, syll ne peut rien reprocher à FG2 Café.
Et ça risque de tout changer... Locam peut très bien dire que ce n'est pas son problème et qu'elle entend poursuivre son propre contrat jusqu'au bout ou sinon, il y a les tribunaux. Une chose est certaine, en suspendant le versement des loyers sans autre forme de procès, syll se met en tort.


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