Hors Concours
Inscrit : 19/05/06
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Bonjour,
Avant toute chose, je ne suis pas un super-spécialiste du droit du travail, qui évolue tout le temps, et même dans le cas présent, pas sûr qu'un spécialiste réponde à coup sûr.
Donc, à moins que le code du travail n'ait beaucoup changé ces derniers temps :
- Un repreneur d'une société en difficulté (donc a priori pas encore en liquidation, mais seulement en phase dite d'observation ou de redressement judiciaire) est obligé de reprendre tout le personnel, sauf dispositif différent accepté par le tribunal. Il peut en licencier par la suite, mais pas au seul motif qu'il a repris une entreprise en déconfiture, vu que cette nouvelle société, elle, n'est pas officiellement "en difficulté" au sens du code.
- Des licenciements ne peuvent intervenir dans ce cadre qu'au nom de la société d'origine, celle qui est en difficulté et qui est l'objet de la procédure de sauvegarde. Si la liquidation est prononcée par le tribunal, donc sans reprise par un tiers, c'est bien sûr le liquidateur qui procède aux licenciements, la boîte continuant à exister encore pour permettre ces opérations, jusqu'à sa radiation par le TC.
- A mon humble avis, même topo quand bien même il y aurait reprise par un tiers, les licenciements éventuels devraient intervenir sous le couvert de la société initiale avant sa reprise officielle par le tiers repreneur.
Tant que le décideur (administrateur ou liquidateur) ne vous a rien notifié par écrit, vous devez continuer à assurer le service correspondant à votre poste et à votre contrat encore en cour, mais si c'est peine perdue.
Le déroulement d'un licenciement en phase de liquidation est rigoureusement le même que pour un licenciement en "régime de croisière", y inclus la période de préavis, sauf exception accordée par le décideur.
Pour le calcul exact des droits, voir de préférence l'inspection du travail la plus proche.
Infos SGDG, ou plutôt SGDC, donc à vérifier. Eventuellement auprès de la même inspection du travail.