Juriste d'élite
Inscrit : 29/09/07
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Bonjour,
Ce qui me gène, dans votre plan, c'est qu'on a l'impression qu'il est "normal" que l'exécutif intervienne dans la fonction législative. Votre seconde partie semble être une atténuation de la première...
Pour être plus clair, à vous lire, on pourrait croire que la suprématie du législatif (votre II) est une limite à une participation du pouvoir exécutif à la fonction législative, chose qui serait "naturelle". N'oubliez pas qu'il n'est pas de la vocation du pouvoir exécutif de participer à la loi.
On pourrait donc se demander si la règle ne voudrait pas que l'intervention de l'exécutif soit naturellement limitée (puisque ce n'est pas sa vocation de participer à la fonction législative), et que cette intervention soit une dérogation à la règle.
Ainsi, première remarque : j'inverserais les deux parties : I-les cas "normaux" où le pouvoir exécutif n'intervient pas (ou peu) II-les exceptions à la règle : l'exécutif fort.
Toutefois, notre histoire constitutionnelle est particulière et se plie difficilement aux règles du droit constitutionnel classique. En effet, sur la période que vous devez étudier, on passe sans arrêt de situations où l'exécutif est omnipotent (les 2 empires en particuliers, mais aussi d'une certaine manière les monarchies constitutionnelles de la Restauration), à des situations où le législatif est intouchable ("la loi, expression de la volonté générale", 1793, LA IIIème et la IVème - où les choses commencent certes à évoluer)...
Donc, deuxième remarque : insistez sur cette alternance de situations. Elle est caractéristique de la longue recherche d'un équilibre entre exécutif et législatif propre à notre pays.
Amicalement,
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Nemo auditur propriam turpitudinem allegans