Hors Concours
Inscrit : 19/05/06
Message(s) : 7852
Ça existe, ça ? Vu la complexité (et ici, on devrait presque écrire "les complexités") du droit fiscal français, pas sûr qu'il y ait quelqu'un, en Franc€ et en Navarr€, capable de le maîtriser, même parmi ceux chargés de pondre les textes réglementaires…
(mais, je dérape, je dérape...)
Cependant j'ai adopté un autre plan, un peu plus incisif.
Dans le cadre du droit de réponse à la proposition, j'ai dis accepter la proposition
[u:2comgzkw]en tant qu'[/u:2comgzkw] elle propose la reprise du crédit d'impôt, tout en réservant et contestant expressément le cas de la majoration au titre de l'article L1758 A.
Je fais valoir à titre principale qu'il s'agit non d'une exactitude mais de mentions "superfétatoires" et qu'il s'agit en réalité d'une erreur de l'administration.
Les cases 7WH et 7WE étaient remplies et le revenu de référence fiscal indiqué, ils avaient donc effectivement tous les éléments en leur possession, pour autant il n'y avait pas de mention manuscrite expliquant l'incertitude.
Mais le problème reste entier ...
Citation de Camille :
Il y a belle lurette que l'Administration fi$¢a£€ considère comme "inexactitude" le fait de placer un chiffre, même réaliste, dans une "mauvaise case", du moins dans une case qui tend à faire bénéficier le déclarant d'un [barre:2comgzkw]avantage[/barre:2comgzkw] [barre:2comgzkw]passe-droit[/barre:2comgzkw] [barre:2comgzkw]privilège[/barre:2comgzkw] [barre:2comgzkw]niche[/barre:2comgzkw] crédit/réduction fiscale.
Je me doute que c'est l'interprétation de l'administration, mais moi aussi j'ai le droit d'interpréter la loi, ce qui serait intéressant c'est que ça ait été tranché par la jurisprudence (ça m'intéresse quand même si c'est écrit quelque part noir sur blanc dans la doctrine fiscale).
Citation de Camille :
En ce qui concerne la méconnaissance du texte de loi ou non, cette position va être difficile à tenir, vu que la notice explicative N°2041-NK, Cerfa N°50796 #10 le mentionne expressément (page 19 : Dépenses relative à l'habitation principale).
Il faudra toutefois vérifier soigneusement les conditions d'applications de ce texte :
Effectivement ils indiquent dans leur courrier que l'information figurait dans une notice d'accompagnement de la déclaration de revenus, je ne cherche pas à défendre sur ce point.
Par contre c'est clair que la banque qui a fait le PTZ aurait du informer la personne que ça lui faisait perdre le bénéfice du crédit d'impôt. Il se trouve en l'espèce que l'avantage est à peu près équivalent, voire qu'en connaissance de cause la personne aurait quand même choisi le PTZ, mais à tout le moins ça aurait évité de faire une bourde (même si on ne considère pas que c'en est une !) dans la déclaration.
Bref, ensuite à titre subsidiaire "et pour les strictes besoin du raisonnement", j'admet qu'il s'agit d'une inexactitude de la personne, mais dans ce cas quitte à appliquer l'article L1758 A, il faut l'appliquer pleinement.
Or l'administration prend la personne en sandwich, en lui refusant à la fois la rectification spontanée et la régularisation suite à une demande de l'administration ... pour moi ça prive d'effet utile le II. a. de l'article L1758 A.
Enin je demande la remise gracieuse, mais seulement "à titre infiniment subsidiaire", si "par impossible", il n'a pas compris mon raisonnement implacable

tu crois que ça risque de les braquer ?
__________________________
«Everyone is entitled to his own opinions, but not to his own facts.» (Pat Moynihan)
http://faclyon3.forumsactifs.nethttp://www.jmonnet-entraide.comhttp://www.jmledroit.blogspot.com