Bonjour,
Pour compléter la réponse de Yann, l'impôt n'est que l'application pratique de l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 complétée par le préambule de la Constitution de 1946, repris par le préambule de celle de 1958 :
Citation :
Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Il est vrai que cette déclaration a un peu évolué au fil du temps vers une notion d'Etat-vache à lait/Etat-Providence, lequel s'est mis à distribuer des aides ou prestations sociales diverses, alors que ce n'était pas son rôle initial et prévu. D'où les notions relativement nouvelles de "contributions sociales généralisées" en tous genres, mais qui sont en fait des impôts qui ne veulent pas dire leurs noms.
Ces contributions (directes) sont calculées et prélevées sur la base des revenus de toutes nature ou sous forme de taxes (indirectes) sur les prix de vente (TVA, carburants), etc... Certaines d'entre elles vont maintenant directement aux collectivités locales, mais le principe reste le même.
Par ailleurs et en parallèle, il a été convenu de mettre en place des formes d'assurances sociales pour la maladie, le chômage, la retraite qui, contrairement à certaines idées reçues, n'ont pas à être à la charge d'un Etat (hors, peut-être un Etat communiste). Le principe retenu est donc que ce sont les valides, bien portants et qui travaillent (les actifs) qui se cotisent pour former des "pots communs" destinés au financement des aides maladie/chômage/retraites.
Les cotisations sont calculées et directement prélevées sur les salaires et par une cotisation patronale calculée sur les mêmes bases. En gros et pour simplifier, la charge salariale d'un employeur est de l'ordre de 2 à 3 fois le salaire net effectivement versé, donc cotisations salariales déduites. Pour le salarié, les CS sont de l'ordre de 20 à 25% du salaire brut. Mécanisme similaire pour les professions non salariées (artisans, prof. libérales, agriculteurs).
C'est donc, en gros, le "monde du travail" qui finance les aides liées au travail (chômage, retraite, accidents du travail, maladie professionnelles) et, par solidarité, les maladies sans relation directe avec le travail.
L'Etat intervenant sous d'autres formes de prestations sociales.