Conseils et astuces : appréhender en toute sérénité ses examens

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Vosges, Le 02/03/2018 à 11:39
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Introduction :

À l’approche des examens, le stress se fait de plus en plus ressentir. On a l’impression d’être débordé, que plus rien ne rentre… Comment faire face aux examens ?
Bien entendu il faut s’y préparer et pour ce faire, une bonne méthode de travail est à adopter tout au long du semestre. Chacun la sienne, mais voici quelques exemples regroupés sur ce sujet :
http://www.juristudiant.com/forum/ma-methode-de-travail-t27834.html

Pourquoi un tel sujet ? Bien sûr aucune prétention ici d’augmenter à coup sûr vos notes, ni d’avoir abordé l’entier sujet qui est très vaste, puisqu’à l’image de la méthode de travail, chacun sa façon de préparer les dernières révisions des examens et de gérer les épreuves.

Ce sujet est donc ici pour tenter par quelques conseils qui marchent dans mon cas, ainsi que quelques témoignages de correcteurs (hé oui, nous avons des membres qui sont directement concernés par la correction de devoirs), d’éclairer, de rassurer et d’éviter la panique lorsque les examens se dessinent et lorsque nous sommes devant notre copie. Bien entendu, ce sujet a vocation de rassembler le plus de témoignages possibles, alors n’hésitez pas à vous aussi, partager votre vision des choses.

Les dernières révisions

Un travail régulier préalable

Bien entendu, il est conseillé d’avoir travaillé tout au long du semestre, sinon à deux semaines des examens, le travail à fournir va largement augmenter. Bien sûr, certains préfèrent travailler dans l’urgence et cela ne posera aucun problème, tant mieux.
Pour moi, ces dernières révisions sont essentiellement l’occasion de se tester : est-on capable, avec le travail fourni antérieurement, de résoudre des exercices juridiques type examen, de répondre à des questions de cours… Bref de mobiliser ses connaissances et surtout, les maîtrise-t-on ?

Choix dans l’apprentissage

Deuxième temps fort de ces révisions, il s’agit de cerner toutes les notions qui bloquent. En effet à quoi ça sert de s’acharner sur des notions déjà connues et maîtrisées, quand on est à la ramasse complet sur d’autres points ? Pourquoi le faire ? Après tout… peut être ne rencontrerons-nous pas lesdites notions…
Alors oui on peut jouer de chance et de choix, parfois c’est même la seule option lorsque l’on est débordé… Mais je le déconseille : une notion non connue peut soit être le fondement qui amène le raisonnement à une notion bien connue, soit être celle qui y fait suite. Or dans un raisonnement juridique si vous sautez des étapes, en général ça ne pardonne pas au niveau de la correction…

Il est certain qu’arriver aux examens avec de solides connaissances et un bon entraînement est un facteur qui va permettre de réduire votre stress, et donc accroître votre confiance et donc très probablement votre note. Il est donc temps de se pencher sur la période des examens.

Les examens : comment y faire face ?

Préjugés négatifs

On entend trop souvent après les épreuves, lors des résultats, voir même avant de les passer, des personnes tenir ces propos : « Si j’avais eu plus de temps pour réviser j’aurais eu une meilleure note », « Oulala on n’a pas eu le temps c’était super long », « J’ai pas eu le temps de réviser à fond la matière », etc.
Je pense pouvoir affirmer que ces hypothèses sont fausses : plus l’on a de temps, plus on peut procrastiner. Donc si la journée supplémentaire de révisions sert à rattraper la première journée sensée être de révisions mais qu’on à passer à se détendre, puisque après tout on a le temps… De même, lorsque l’on est bloqué sur des connaissances durant un examen, il est à mon avis difficile que celles-ci reviennent même avec une heure de réflexion supplémentaire, et plus le temps est long, plus on prend le temps… jusqu’à ne plus avoir le temps.

Se rendre à l’épreuve en étant positif

De la date des examens tu ne discuteras point

Révisions de dernière minute, l’impression que tout sort de notre tête, les amis et camarades qui s’agitent, des désaccords sur des notions… Autant de facteurs qui vont nous affecter et nous faire stresser. On va alors se dire que l’on n’a pas assez révisé, que nous ne maîtrisons pas tout… Mais s’il y a bien une chose qui à mon sens est ridicule, c’est de se dire « Si j’avais eu plus de temps pour réviser/Il m’aurait fallu un jour de plus… ».
Non pas que je trouve que la durée des révisions est déjà trop longue, mais tout simplement que les épreuves sont fixées à l’avance, donc outre la gestion du temps de révisions, ba quand c’est partiel de ceci tel jour telle heure, on n’a pas le choix.

La pensée positive

Alors arrêtons les suppositions, et dirigeons-nous vers la salle d’examen en se disant « J’ai travaillé de mon mieux (dans le sens où ce que j’ai fait pour préparer cet exam, je l’ai fait de mon mieux), et surtout, une fois finie, cette épreuve, je sais que ce que j’ai produit est ce qui est de mieux vis-à-vis de ce que j’avais préparé et de la façon dont j’ai abordé le sujet. ». Cela s’appelle se satisfaire de son travail, au vu de l’effort fourni pour ce faire.

Relativiser

Ça s’apprend et c’est très utile, parce que 16 de moyenne, ce n’est pas comme au lycée…
Alors oui, c’est difficile quand on s’attend à une bonne note de se ramasser, mais il faut savoir relativiser : avait-on bossé dur dans cette matière, notre note n’est-elle pas quand même justifiée ?
De plus parfois, on est déçu de sa production, qui au final se révèle être votre meilleure note. Alors à ce sujet, ne pas trop écouter les camarades d’amphis, ils peuvent avoir fait quelque chose qui pour vous est ce qu’il y a de mieux, mais qui s’avérera être médiocre voir mauvais… Mais sur cela j’y reviendrai un peu plus tard.

Conseils divers :

Voici mes petits conseils lors d’une épreuve, des trucs tous bêtes, mais qui peuvent vous faire gagner du temps, et parfois ce temps sera utile pour augmenter votre note, ou du moins ne pas trop la plomber.

Astuce universelle :

Remplissez donc votre copie (nom prénom(s)…) dès votre arrivée, ça vous évitera de stresser à la fin de l’épreuve.

Gagner du temps en préparant son brouillon :

J’aborde ici uniquement le commentaire d’arrêt, mais cette « astuce » marcherait pour une dissertation et pour un commentaire d’article. Votre sujet est donc un commentaire d’arrêt. Logiquement vous allez lire l’arrêt, en stabilotant avec plein de couleurs… puis vous lancer sur votre brouillon. Hé bien pourquoi ne pas déjà faire un brouillon des étapes de l’introduction (amorce, faits…) avant que le sujet ne soit distribué ? Ainsi que la structure d’un plan ( I)A)B)…). Vous allez gagner quelques minutes, mais surtout vous organiserez vos idées plus vite dès la première lecture, puisque votre tête sera déjà focalisée sur les éléments à rechercher… Avec un peu d’entraînement, une fiche de jurisprudence se fait en une lecture et de même le plan (au moins les I et II) apparaît plus distinctement.

De l'utilité de passer à autre chose...

Pour un cas pratique, ou des questions de cours : il se peut que l’un des points ou l’une des questions vous pose problème. Logiquement, ne pas répondre à l’une d’entre elles ne devrait pas vous bloquer. Alors pourquoi s’acharner ? Perdre 10 minutes à chercher un article dans votre code, ou perdre 5 minutes à essayer de se remémorer la partie du cours qui répond à la question, c’est perdre ce même temps sur des points que vous connaissez et auxquels vous répondrez juste (sauf si… mais c’est votre problème). N’hésitez pas à sauter les questions litigieuses, sans quoi vous finirez par manquer de temps.

Mais ne pas en abuser !

On remarque souvent à ce propos : « Oui mais moi, je finis par tout sauter… », ce à quoi j’aurais deux points de vue : soit c’est qu’il y a eu trop d’impasses, soit que le stress et le peu de confiance que vous avez en vos connaissances l’emporte. A un moment, il faut avoir confiance en soi, et finir par répondre à quelque chose. Et si vous sautez chaque question en boucle, vous rendrez copie blanche… Et puis sauter une question ne veut pas dire : « Je n’ai pas compris un mot dans la question, j’abandonne. ». C’est plutôt « Je sais que je ne sais pas parce que j’ai fait l’impasse, je regarderai plus tard » ou « Je crois que je vois ce qui est attendu, mais dans le doute, je note ça au brouillon et je carbure sur le reste du sujet pour y revenir plus tard ».

La deuxième (troisième...) confrontation

En général c’est la première impression qui est la bonne. Si vous voyez telle question et que dans votre tête spontanément une réponse surgit, c’est la bonne ! (enfin… pas toujours)
Une fois que vous avez répondu aux questions connues, alors vous pourrez vous pencher sur les questions litigieuses. Si jamais certaines vous inspirent plus que d’autres, parce que vous avez de vagues souvenirs ou par simple jugement, concentrez-vous dessus.

A être trop changeant l’on fini par s’y perdre (en temps, et en réflexion)

Autre conseil, la confiance ! Si vous changez d’avis sans arrêt, que ce soit le plan, l’article à utiliser… Vous allez perdre énormément de temps pour rien. (sauf évidemment si vous vous rendez compte du hors sujet à temps…)

Remarque personnelle

Je n’apprécie pas les brouillons, qui sont pour moi bien trop fournis par la plupart, et donc une sacrée perte de temps. A un moment il faut savoir rester logique et complet avec le plus minime des brouillons, et ne pas se lancer dans une double rédaction du brouillon puis de la copie. Mais c’est personnel.

Correcteurs : quelques témoignages

Précision : les correcteurs changeant d’un établissement à l’autre, il n’y aura pas de conseils personnalisés de ces derniers. Mais plutôt une synthèse de ce qui non pas va augmenter votre note auprès de n’importe qui, mais bien ce qui la plombera chez tous (quoique là aussi à nuancer…).

Point certes bête, mais respecter la méthodologie imposée par l'exercice est un bon point de départ pour obtenir de bons résultats.

Voici une toute petite liste de ce qui rend les copies moins attractives, alors que les éviter ne mange pas de pain : les fautes, la mise en page (écrire en bloc sans alinéa ni espace), les ratures et usages intensifs du blanc correcteur, ne pas finir un devoir…
Ainsi il faut adopter une expression concise, claire, éviter les phrases type "Au jour d'aujourd'hui...". Et surtout pas d'article qui "stipule" (et pire encore s'il stipule que).

De la distinction entre sévérité et exigence

Ceci n’est pas un témoignage mais une opinion personnelle : les professeurs ne sont ni sadiques, ni sévères, ils sont EXIGEANTS. Ce n’est pas la même chose.

Une fois la copie rendue…

Tout ça pour en venir à l’après examen. Vous avez rendu votre copie et déjà de toutes part vous entendez machin et bidule qui discutent avec truc muche, et vous paniquez : « Mon dieu j’ai pas mis ça, mon plan est nul, j’ai oublié ceci cela… ». En plus, bidule, c’est le major de l’année dernière, alors il doit avoir raison…
Je reprends mon point abordé plus haut : soyez satisfait de votre production.

De plus qui vous garanti qu’il ne se trompe pas ? Ou que votre devoir aborde A et B et que lui aborde A et C (les lettres correspondant à des notions). Et que d’ailleurs, B valait plus que C sur le barème…
On nous a toujours dit qu’il n’existait pas de plan parfait, ni une seule manière, rien qu’une, d’aborder un sujet. Et heureusement ! Sinon un correcteur s’ennuierait… Bien entendu, la marge n’est pas si grande, mais il y en a une.

CONCLUSION :

Pour résumer : avoir confiance en ses connaissances, ne pas imaginer le pire, ne pas toujours subordonner ses examens à des suppositions, ne pas penser que les autres sont forcément dans le vrai et que votre copie est donc mauvaise… Ne pas perdre son temps, ni ses moyens, toujours donner le meilleur de soi-même et se satisfaire de sa production.

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Mon précieux :
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Nord, Le 02/03/2018 à 11:45
Juriste intéressé
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Inscrit : 08/02/14
Message(s) : 19 
Merci pour cet article :) Je suis d'accord avec vous dans le sens où on a tendance à se comparer aux autres sans prendre le temps d'apprécier l'effort que nous avons nous-même fourni. Je pense que cela est dû aux études françaises qui ont tendance à entraîner sélection et compétitivité, et non l'entraide ...

Vosges, Le 02/03/2018 à 12:23
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Inscrit : 01/09/16
Message(s) : 1828 
C'est vrai que la compétition dégagée par l'esprit des études ne favorise pas l'entraide. Mais pour moi si on est le meilleure on ne devrait pas douter de soi et être capable d'aider les autres, et de ne pas voir dans cette action d'aide une élévation de potentiels concurrents, mais comme un accomplissement de soi, puisque l'altruisme et la capacité d'améliorer les compétences des autres est une excellente qualité qui à mon sens est essentielle, surtout si l'on aspire à des postes de leader ou haut placés

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Mon précieux :
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Le 02/04/2018 à 07:52
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