Bonjour,
Citation :
Je me permets d'intervenir pour conforter la position de Yann, les panneaux de signalisation routière, même s'ils ont été mis en place par les autorités compétentes, n'ont aucune valeur et ne permettent pas l'intervention des services de police.
Encore que je ne sois pas trop d'accord.
C'est en fait une Légende Urbaine qui se propage allègrement sur Internet et qui résulte d'un amalgame entre l'article L2213-1 et les suivants du CGCT.
Certains ont voulu faire de cet article, un article "générique" et donc, les articles suivants seraient des "articles d'application" de ce premier.
Or, s'il est vrai que les articles suivants mentionnent bien la formule "par arrêté motivé", ils ne visent que les situations bien précises décrites par chacun de ces articles.
Or, les pouvoirs de police du maire ne sont pas limités à ces seuls cas. Donc, le premier article est beaucoup plus global et n'utilise pas la sempiternelle formule "par arrêté motivé".
Hors donc, les situations bien spécifiques des articles suivants qui, eux, l'exigent.
D'ailleurs, je rappelle qu'il fut un temps où c'est le préfet qui était l'autorité responsable (et qui peut l'être encore sous certaines conditions, visées par ce même article).
Donc, le fait qu'il n'y ait pas d'arrêté en mairie n'est pas une preuve formelle de l'illégalité du panneau.
Ce qu'a rappelé la Cour de cassation en son temps. Qui a également rappelé que, quand on était au volant et en présence d'un panneau, on devait le respecter sans se poser la question de son éventuelle illégalité... Et c'est quand même heureux...
Cela dit, la question concrète ne se pose généralement pas trop. Des services de la voirie municipale posent rarement des panneaux à poste fixe sans en avoir reçu l'ordre hiérarchique, or cet ordre, c'est justement l'arrêté...