Bonjour,
Une chose est certaine, à l'heure actuelle, l'UE n'est pas encore un état fédéral. Mais elle n'est plus tout à fait une confédération.
Ce qu'on résume souvent par la formule lapidaire "l'UE est au milieu du gué", donc dans une situation bâtarde, ce que certains considèrent d'ailleurs comme étant la cause de tous nos maux.
Moi, à titre perso, je dirais presque qu'on devient réellement un état fédéral quand on le proclame clairement dans une Constitution - effectivement adoptée par tous les états initialement confédérés - et que les autres pays vous considèrent comme tel et qu'ils s'adressent donc à un seul et unique représentant de cet état, considéré comme une entité internationale unique, quand ils veulent discuter avec. A condition donc d'avoir désigné clairement cet interlocuteur.
Ce qui n'est pas clairement le cas pour le moment.
Par exemple, pour la Suisse, elle n'est devenue Etat fédéral que depuis 1848, mais en réalité, les Suisses n'ont fait que concrétiser un état de fait, état pris au sens large, déjà plus ou moins préexistant sous le vocable de "Confédération" (vocable qu'elle a d'ailleurs gardé, alors qu'elle est maintenant une "Fédération").
Mais en termes de structures internes, on peut difficilement faire plus différents que la Suisse ou l'Allemagne ou les Etats-Unis (avec, forcément, des points communs aussi). Tout le monde connait le président des Etats-Unis. Qui connait le président de l'Allemagne, ou celui de la Confédération suisse (qui - en plus - change tous les ans) ?
(remarquez, on ne connait pas beaucoup plus la chancelière de la Confédération, mais bon...)
Au fait, existe-t-il une entité internationale qui aurait le droit/le pouvoir de remettre en cause la "fédéralité" d'un Etat ?
Un Etat qui écrirait dans sa Constitution :
Citation :
Article 1er : Le Gratémoila occidental est un Etat fédéral.
Et cette entité qui dirait : "Non non, vous n'êtes pas un Etat fédéral parce que vous ne remplissez pas tel ou tel critère, donc modifiez votre article ou faites en sorte de remplir ce critère, sinon...".