Bonsoir,
Sauf qu'à mon sens, "confidentiel" signifie qu'on ne doit pas seulement ne pas communiquer une copie mais qu'on doit aussi en taire le contenu.
Or, ici, dès lors que le contenu concerne directement le "client" et que l'avocat de ce client lui en relate le contenu, et pour cause puisqu'il s'agit d'une proposition de transaction qu'à l'évidence le client doit connaitre pour pouvoir donner son accord, le courrier ne peut, par définition, rester "confidentiel" au sens de la loi puisque l'information correspondante est révélée à tiers.
En termes de révélation de l'information supposée confidentielle, donc de "trahison de la confidentialité", peu importe - à mon humble avis - que l'avocat retranscrive fidèlement le contenu à sa manière, le lise à haute et intelligible voix devant le client sans le lui montrer, le lui fasse lire mais sans lui remettre une copie, ou lui remette plus simplement une copie.
Sauf à ce que ce courrier se distingue par une partie non confidentielle, à communiquer au client de l'avocat destinataire, et une autre partie, confidentielle celle-là, à ne révéler sous aucun prétexte...
Comme par exemple, un codicille qui dirait…
Citation de Camille Avokamaron :
En résumé, nous sommes bien d'accord, cher confrère, que cette proposition a été soigneusement concoctée pour entuber votre c** de client qui n'y verra que du feu, mais que nous ne manquerons pas de vous faire verser la petite somme convenue, à hauteur de 10% comme d'habitude, sur votre compte à numéro de votre banque à Genève - à nous préciser laquelle par le truchement discret de qui vous connaissez - si vous arrivez à le convaincre d'accepter cette proposition idiote.
Veuillez agréer, Cher confrère, etc.
