Re,
Et, pour répondre un peu à tout le monde, je rappelle que :
1°) Wikipedia se veut être qu'une encyclopédie "collective et participative", c'est-à-dire que n'importe qui, qui s'estime compétent dans un domaine, a le droit de poster un sujet, sans aucun contrôle préalable de la justesse de ce qu'il écrit par un comité de lecture ou par un "comité de contrôle des compétences du posteur". Le contrôle ne se fait qu'a posteriori, par les lecteurs de ce sujet, contestataires donc.
Autrement dit, il n'est pas anormal, du fait de ce principe, d'y trouver le pire comme le meilleur.
Donc, toujours lire une fiche Wiki avec circonspection et toujours vérifier certaines affirmations par d'autres sources indépendantes. Ce qui est facilité par les nombreuses références ou liens, ce qui est demandé à l'auteur du sujet dans le principe de Wikipedia.
Et c'est surtout là que Wiki peut être intéressant.
Un peu pareil pour le site du portail du gouvernement :
- un résumé relativement simple et clair, mais forcément réducteur, avec "bourdes" possibles ;
- des liens utiles servant d'amorces à une recherche plus approfondie, indispensable pour un juriste.
Wikipedia ne doit servir qu'à trouver plus facilement le petit bout de ficelle sur lequel il suffira de tirer pour dérouler la pelote. Mais Wikipedia n'est pas la pelote.
2°) Pour tous les autres sites cités dans cette file, quand bien même "pondus" par de soi-disant spécialistes d'un domaine, se méfier de ce qui y est écrit presque autant que dans Wikipedia. Il n'est pas rare d'y retrouver de grosses bourdes sur certains sujets pointus (mais pas forcément ceux qu'on croit).
3°) Je me permets de rappeler que, si on a créé la Cour de cassation, accessoirement un Conseil d'Etat et un Conseil constitutionnel, c'est bien parce qu'on a admis que même un juge, pourtant un professionnel supposé chevronné et connaissant le droit "sur le bout des doigts", pouvait aussi se tromper, donc écrire lui aussi des "grosses bourdes".
Et là encore, des sites, pourtant censés être sérieux, se réclamant d'ailleurs de Madame La Doctrine, écrivent de "grosses bourdes" à leur tour dans leur analyse de la portée exacte de certains arrêts :
Citation :
"Quant aux interprétations doctrinales, elles font parfois découvrir aux chambres de la Cour des innovations ou des revirements que celles-ci n’avaient ni envisagés ni effectués."
Jean-François Weber, président de chambre à la Cour de cassation
Donc, en droit, à l'instar de Jean Gabin, ne jamais dire "je sais", mais "je sais...
peut-être" ( * ). Et, toujours, recouper ce qu'on croit savoir ou ce qu'on vient de lire par d'autres sources
indépendantes. Donc, éviter les sites qui se copient mutuellement les uns sur les autres.
Et ne jamais gober pour argent comptant ce qu'on lit sur Internet (sauf éventuellement les - rares - articles de fond qu'on peut trouver sur les sites Légifance/Cour de cassation/Conseil d'Etat/Conseil constitutionnel).
Dans mon domaine à moi, un de mes (très bons) fournisseurs résume le problème par la formule
"Always check, double check, even triple check !".
Formule encore moins incontournable en matière de droit.
( * ) Et c'est malheureusement inhérent à la matière.