Bonsoir,
Sauf qu'il me semblait bien que votre amie ne sait pas tout…
Citation :
juste en dessous de la mention concernant le montant de l’acompte il est clairement écrit que l'acompte n'est pas remboursable même en cas d'absence de chiot (donc je pense au cas ou la saillie n'aurait pas marché ou en cas d'absence du sexe réservé), et elle a rajouté un article mais je ne me souviens plus lequel...
Sauf cas très exceptionnel, ce genre de clause est totalement illégal et, article ou pas, je ne vois pas trop lequel, cette clause est nulle et non avenue (mais le client n'est peut-être pas obligé de le savoir). Il s'agit ici expressément d'un acompte, donc pas des arrhes.
Donc d'abord, le client ne peut plus se désister, sauf à l'amiable. Le fournisseur a le droit de forcer le client à honorer sa signature jusqu'au bout, ce qui n'est pas du tout recommandé en matière de vente de chiots. Si le fournisseur accepte le désistement du client, il peut le faire en échange de la conservation de l'acompte, par analogie aux arrhes.
De la même façon, le fournisseur ne peut plus se désister non plus, sauf à l'amiable. Le client a le droit de forcer le fournisseur à honorer sa signature jusqu'au bout. Si le client accepte le désistement du fournisseur, il peut le faire en échange de la remise du double de l'acompte, par analogie aux arrhes.
Il en est de même si la date limite acceptée par le fournisseur est dépassée de plus de 7 jours.
Il en aurait été différemment si, au lieu d'acompte, il avait été question d'arrhes…
(présentation très rapide et très sommaire, voir notamment art L114-1 et R114-1 du code de la consommation, mais il y en a d'autres à consulter)
Citation :
Pour le désistement oral elle lui avait demandé de lui envoyer son désistement par écrit avec AR mais il ne l'a jamais fait.
Autant dire qu'au stade actuel, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Vous comprenez maintenant pourquoi votre amie n'aurait pas dû en tenir compte tant qu'elle n'avait rien reçu.
Citation :
Et pour finir au moment de la réservation du chiot il savait que la saillie n'avait pas encore eu lieu , et en aucun cas il n'a été dit que la saillie aurait lieu avant la signature du contrat.
Aucune importance. Un contrat est un contrat, votre amie doit l'honorer. A l'heure actuelle, votre amie est dans la position (scabreuse) d'un fournisseur qui a à fournir un chiot à un client, livraison retardée compte tenu de l'aléa normal de production en matière d'élevage, mais contrat pas annulé du tout. Donc, chiot à valoir sur une prochaine saillie, conduite jusqu'à son terme, de cette chienne si elle a été mentionnée expressément dans le contrat, ou une autre, sous réserve que l'étalon soit le même s'il a été aussi mentionné au contrat.
Dans ce genre de situation (saillie ratée), un éleveur propose généralement, bien qu'en soi ce genre de contrat soit assez rare, et dans l'ordre :
- Soit de rembourser l'acompte en échange de l'accord écrit du client d'annuler la commande, le double s'il râle ;
(si tout se passe à distance, conserver soigneusement une trace du versement…)
- Soit de proposer un autre chiot déjà né, sur cette chienne ou pas, avec cet étalon ou pas ;
- Soit de proposer un autre chiot à naître d'une portée en cours de gestation, sur cette chienne ou pas, avec cet étalon ou pas ;
- Soit de proposer d'attendre jusqu'à une prochaine saillie/portée.
Si le client accepte, le contrat se poursuit normalement.
En revanche, le client n'a pas le droit de propager des informations mensongères sur Internet, pas plus que dans la presse écrite, radiophonique ou télévisée…