Bonjour,
Une chose est certaine, si vous vous plantez sur ce genre de question, vous ne serez pas les seuls.
Moi, j'aurais dit, ni l'un ni l'autre.
Le contrôle par voie d'exception ne fait normalement appel qu'à un juge ordinaire, dans le cadre d'un litige précis et à cette (seule) occasion, mais la décision de ce juge n'a pas vocation à une portée générale. Elle lui permet seulement d'écarter la norme en question.
Le contrôle par voie d'action fait appel à un organe spécifique (Cour de cassation/CE/ConsCons) mais ne peut être mis en oeuvre qu'avant promulgation, donc "a priori".
C'est d'ailleurs justement pour ça qu'on a rajouté la QPC, dite "a posteriori" et, elle aussi, à l'occasion d'un litige. Mais la solution adoptée a vocation à une portée générale.
Action que certains appellent donc, du coup, "contrôle par voie préjudicielle" :
Voir :
Citation :
La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 instaure, en plus du contrôle a priori, un contrôle de constitutionnalité a posteriori par le biais du mécanisme de question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La question relative à la constitutionnalité d'une loi peut être posée devant tout juge. Elle est alors immédiatement transmise au Conseil d'État (pour les juridictions relevant de l'ordre administratif) ou à la Cour de cassation (pour les juridictions relevant de l'ordre judiciaire)et l'instance est suspendue. Les deux juridictions suprêmes font office de filtre et transmettent les questions jugées recevables au Conseil constitutionnel. Il n'est pas question ici, d'un contrôle par voie d'exception mais bien par voie préjudicielle.
Source
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hi%C3%A9rarchie_des_normes_en_droit_fran%C3%A7ais
Donc, mécanisme qui serait dans la même voie que la QP, discutée âprement sur une autre file...
Mais attention ! Comme d'hab, toujours prendre les infos de Wikipedia, souvent correctes, avec des pincettes, puisque c'est le principe de cette e-encyclopédie qui veut ça.
Restent donc les sites officiels, dont celui du Conseil constitutionnel, censé savoir de quoi il parle, et qui écrit :
Citation :
Enfin, la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a accru les compétences du Conseil constitutionnel sur plusieurs points (articles 11, 16, 39 et 41 de la Constitution). Surtout, elle a mis en place la question prioritaire de constitutionnalité qui va permettre à tout citoyen de saisir par voie d'exception le Conseil constitutionnel (article 61-1).
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/le-conseil-constitutionnel/presentation-generale/presentation-generale.206.html
Donc, en retenant cette dernière solution, vous ne risquez pas trop de vous tromper.
Si on vous répond :
"Ben non, c'est pas du tout ça", vous aurez de quoi argumenter...
(même contre Wiki...)
