Bonjour,
Citation :
ce que vous me dites sur l'article 147 m'est pas très compréhensible car...
Ce que j'ai surtout voulu dire, c'est que, dès lors qu'on célèbre un mariage posthume, le marié n'est plus du tout, ce jour-là, en mesure d'exprimer le...
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consentement du futur époux (ici les témoins directs ont témoignés du consentement d'une volonté d'épouser sa conjointe) donc le "lequel doit être exprimé au moment de la célébration" prend tout son sens dans l'interprétation du célèbre "OUI" qui est une création jurisprudentielle
Donc, on admet forcément qu'il l'avait donné avant la cérémonie.
Et par voie de conséquence, la formule
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lequel doit être exprimé au moment de la célébration
n'a évidemment plus de sens.
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car il stipule dans son alinéa 3 que la succession n'est réputé avoir existé entre les époux
Oui, mais ici on s'en fout, dans le cas présent, le marié était réputé être encore vivant au moment de la cérémonie, plus très frais apparemment, mais encore vivant. Cet article n'a donc pas vocation à s'appliquer strictement.
Moi, je ne parlais que du rapprochement : s'il est admis qu'un de-cujus a pu donner son accord plein et entier avant la cérémonie, hypothèse indispensable puisqu'il ne peut plus le faire pendant, alors pourquoi en refuser cette même hypothèse à un vivant, au prétexte qu'il l'est encore le jour de la cérémonie ?
Si on réfléchit bien, la seule différence c'est que, dans un cas, le futur marié - une fois décédé - ne peut plus revenir sur son engagement, alors qu'un futur marié encore vivant peut encore le faire : le "non" au lieu du "oui". Mais là, on serait plutôt dans une phase "renonciation/dénonciation du consentement pourtant déjà donné antérieurement".
Mais, en réalité, c'est bien le problème.
Parce qu'on peut supposer, aujourd'hui, que quand on se marie, c'est qu'on s'est d'abord mis d'accord préalablement. Donc, le "oui" fatidique devient un peu "cosmétique" de nos jours.
Sauf que, pendant très longtemps, et encore aujourd'hui, il y avait pas mal de mariages forcés. D'où l'importance du "oui" prononcé de vive voix par l'intéressé(e) lui(elle)-même en chair et en os, en public et devant un officier public (dans le passé, devant Monsieur le curé, donc devant Dieu le père et Jésus-Christ réunis...). Et, par contrecoup, l'importance d'un "non" éventuel.
Citation :
l'interprétation du célèbre "OUI" qui est une création jurisprudentielle
Euh... "jurisprudentielle" en droit canon, vous voulez dire. Le mariage religieux préexistait bien avant le mariage civil, qui s'en est inspiré.