Hors Concours
Inscrit : 19/05/06
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Bonjour,
Un peu de mal à suivre, mais je suis d'accord avec les autres intervenants.
Vous dites que personne ne vous a rien dit. Vous n'êtes pas passée par une phase de règlement judiciaire avant d'en arriver à la liquidation ?
Personne ne vous a rien dit, mais avez-vous posé des questions ?
A ma connaissance, "liquidation judiciaire" signifie qu'on n'en est plus au stade de négocier avec les créanciers. Encore moins avec le liquidateur qui n'a qu'une mission, comme son nom l'indique : liquider l'entreprise en essayant de combler le passif autant qu'il le peut, mais il n'a pas pour mission de vous aider.
Vous dites que vous êtes sans travail et que, donc, vous ne pouvez rembourser que 20 ou 30 euros par mois. Mais vous dites que vous êtes mariée. Votre mari ne travaille pas non plus ?
20 à 30 euros par mois pour une dette de 2500 euros, ça fait quand même un étalement sur 10 ou 5 ans. M'étonnerait un peu qu'on vous l'accorde. Surtout dans la phase de liquidation. C'était avant qu'il fallait proposer un plan de redressement ou de liquidation, me semble-t-il.
Comme le dit Stéphanie, il va vous falloir faire des sacrifices, j'ai bien peur... Faire des sacrifices, c'est se séparer de quelque chose qui apparaît comme indispensable en trouvant d'autres solutions de remplacement.
Une voiture n'est pas, au sens strict du terme, indispensable (vous dites "ma". Votre mari a la sienne ?). Nos parents et nos grand-parents s'en sont presque tous passé. Encore aujourd'hui, beaucoup de gens s'en passent. Il y a les transports en commun, le vélo, le cyclomoteur, l'auto-stop, les services d'un voisin ou d'une voisine (ou de plusieurs) charitable, ceux de votre mari s'il dispose de son propre véhicule, ceux de votre famille, le tout pour aller et revenir de la gare la plus proche, le taxi en négociant les prix puisque les courses sont programmées d'avance, etc, etc.
En ce qui concerne votre fils, avez-vous épuisé toutes les voies d'assistances financières ? Genre, prise en charge à 100 % des dépenses de type médical, Allocation d'Education Spéciale, mise en place d'un encadrement spécial dans le cadre de l'Education Nationale, donc dans une école communale.
En parallèle à votre formation, avez-vous également recherché un travail d'appoint (et d'urgence), tels que des heures de ménage ou caissière à la supérette du coin ou garde d'enfants à domicile ?
Listé ce que vous pourriez revendre d'autre (éventuellement sur Internet) pour essayer d'éponger une partie de la dette ?
(Je ne dis pas, bien sûr, que c'est votre cas, mais quand on voit, chez certains "surendettés", qu'ils ont une chaîne hifi haut de gamme quasiment neuve, un home-cinéma, une baignoire jacuzzy, la télé et/ou un PC ou une console de jeu dans chaque chambre, y compris celle(s) des enfants, le reste à l'avenant, - j'exagère, bien sûr - qu'ils vont encore au cinéma tous les samedi et qu'ils considèrent comme un droit imprescriptible leurs trois semaines de vacances annuelles au soleil, on se pose parfois quelques questions...)
Listé les dépenses que vous pourriez réellement réduire en trouvant, éventuellement, des solutions plus économiques (sans pour autant en arriver à utiliiser l'huile de la bassine à friture pour alimenter la 406) ?
Emprunter à quelqu'un de vos deux familles respectives ? Au moins une somme partielle, à rembourser dans un an, par exemple ?
Négocier un étalement temporaire des remboursements du prêt pour la maison ?
Et, évidemment, envisager de vous séparer volontairement de votre maison pour reprendre un appartement en location... En comparant soigneusement les avantages et inconvénients financiers des deux solutions, [u:18irns4i]tous frais compris[/u:18irns4i]. Avec le handicap de l'hypothèque.
Parce qu'à ma connaissance, une hypothèque n'empêche pas la vente judiciaire (aux enchères). Sauf que le résultat de la vente servira prioritairement à rembourser l'établissement de crédit. Autant dire qu'il ne restera pas grand-chose pour rembourser la dette professionnelle...
Et si l'établissement de crédit n'est pas complètement remboursé, il pourra se retourner contre vous, à titre privé, ce coup-ci...
Malheureusement, la notion de "indispensable" n'est pas la même suivant le point de vue où l'on se place...
Pour le liquidateur, il est "indispensable" que les créanciers soient remboursés autant que possible et le plus rapidement possible. Le reste passe après. Le liquidateur n'est pas une assistante sociale.
Le problème, à mon humble avis, c'est que vous auriez dû réagir avant, au lieu de laisser évoluer la situation...
Si j'ai bien compris, vous avez 24 mois pour éponger votre dette. A faire confirmer par le liquidateur. Mais, il vaudrait mieux avoir des "billes sérieuses" à lui présenter en lui démontrant que vous êtes capable de trouver, grosso modo, 100 euros par mois, sinon, c'est lui qui prendra les décisions. Or, si vous restez "les bras ballants", il aura tendance à régler rapidement le problème pour qu'il puisse passer à autre chose...