Je dirais, à froid, que légitimité et légitimation se distinguent dans le temps : je vois plus la légitimité comme un état de fait passif répondant à des critères donnés, donnant corps à l'exercice d'un droit, et la légitimation comme l'effet d'une action de reconnaissance ( unanime, majoritaire, multiple en tout cas ), donc un processus actif.
Donc à mon sens la légitimité peut exister sans légitimation, si on part du principe qu'il faut un acteur pour rendre réelle cette reconnaissance, et non pas un seul sujet passif qui argue du bien fondé de ses droits. Une situation peut être légitime au regard de la morale ou de l'éthique, qui sont des autorités majoritaires, comme la jurisprudence, sans pour autant recevoir de consécration par légitimation. Mais une légitimation peut aussi affirmer un corpus de règles sanctionnant des situations rendues légitimes par cette reconnaissance initiale. Dans les deux cas, j'y vois d'abord le rôle d'acteurs.
Enfin c'est une opinion formulée à une heure tardive, et sans doute pas très claire

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