Bonjour,
Comme déjà indiqué dans votre autre file, ce serait bien que vous décriviez votre cas en détail et dans l'ordre chronologique, au lieu de faire comme si on était déjà tous au courant.
Mais, de ce que j'arrive à deviner, je dirais déjà que…
Citation :
La cour d'appel a rejeté les demandes de l'avocat du prévenu qui a demandé à ce que l'action publique soit éteinte…
De même que la demande ,de l'avocat du prévenu sur la prescription de l'action pénale, est rejetée…
Sauf erreur de ma part, "action publique" et "action pénale", c'est kif-kif bourricot. Donc, ne peut pas être rejetée pour deux motifs différents, un seul suffit.
Pour le coup de l'infraction continue, ici, ça ne me paraît effectivement pas être le cas.
Ce pourrait l'être si le présumé prévenu avait continué à faire usage du même faux, pour une affaire différente donc, après avoir été condamné pour ça. Le fait d'être condamné définitivement pour faux et usage de faux n'autorise évidemment pas le condamné à continuer de se servir de ce faux document pour escroquer d'autres victimes.
Ce pourrait être également le cas si le présumé prévenu avait fait d'autres victimes non encore révélées avant d'avoir été pris la main dans le sac une première fois et qu'il n'a pas été condamné définitivement pour ça au pénal.
Parallèlement à ce cas de figure, est une infraction continue, par exemple, le fait de rouler à 190 au lieu de 130 sur l'autoroute pendant deux heures. MAIS, si vous vous faites flasher 6 ou 7 fois par des radars, vous ne pourrez arguer de la continuité de l'infraction pour obtenir la confusion des 6 ou 7 prunes en une seule…
En revanche, là où ça se corse, dans ce genre de définitions juridiques, c'est que, contrairement à ce que beaucoup pensent, une infraction au stationnement gênant ou dangereux est une infraction instantanée, et non pas continue, infraction qui pourtant – bizarrement -
"ne cesse qu'à l'enlèvement spontané ou forcé du véhicule", dixit la Cour de cassation.
Parce que, contrairement à ce que l'on dit ou croit généralement, ce n'est pas le véhicule qu'on verbalise, même en matière de stationnement, mais le conducteur qui l'a mis en infraction. Donc, pile à l'instant de la mise en stationnement. L'infraction peut n'être constatée qu'ultérieurement par la maréchaussée.
On ne peut donc être verbalisé deux ou plusieurs fois si le véhicule n'a pas bougé.
En revanche, c'est bien le véhicule qu'elle enverra en fourrière parce qu'il gêne ou est dangereux…
Ne pas confondre l'infraction proprement dite et les conséquences de l'infraction.
Donc, si j'ai bien tout compris…
1°) La présumée victime a porté plainte une première fois contre le présumé prévenu pour faux et usage de faux sur la base d'un premier document (ou plusieurs) "argué(s) de faux" par la présumée victime.
Cette première plainte a fait l'objet d'un premier traitement judiciaire passé depuis en force de chose jugée.
Donc, on ne peut plus y revenir sauf fait nouveau.
2°) La même présumée victime a porté plainte une deuxième fois contre le même présumé prévenu pour faux et usage de faux sur la base d'un deuxième document (ou plusieurs) "argué(s) de faux" par la même présumée victime.
3°) Un premier jugement, en première instance, a rejeté la plainte au motif que cette affaire avait déjà été jugée précédemment. Donc, il n'y avait pas lieu de rejuger.
4°) Appel de cette décision.
"Erreur" répond la cour d'appel, ce sont deux dossiers qui ressemblent mais qui sont différents. Le ou les documents ne sont pas les mêmes. Il faut juger ces deux cas séparément.
La cour rouvre donc le dossier et l'étudie. Ne trouvant aucune preuve de faux dans les nouveaux documents, elle relaxe.
C'est bien ça ?
Parfaitement normal. Si les documents sont bien différents d'une plainte à l'autre.
S'il s'agit de la même affaire que celle décrite dans votre première file, compte tenu de votre très maigre et un peu surréaliste descriptif, je ne vois effectivement pas où il y a pu avoir "faux et usage de faux" (documents internes d'une banque, annotés ultérieurement par un employé de la banque, dans l'exercice de ses fonctions)(d'après ce que j'ai pu ou cru comprendre)(sauf affaire du genre Jérôme Kerviel c/ Société Générale, mais là, le contexte était bien différent puisque la "présumée victime" était l'employeur lui-même).
Citation :
Est ce que la cour d'appel en annulant le jugement déclarant l'action publique éteinte pour chose jugée…
En fait, elle "n'annule" pas le jugement, elle rejuge, comme doit le faire une cour d'appel. Son jugement ("arrêt") annule et remplace automatiquement le premier.
Citation :
puis donnant relaxe ,est -il profitable pour la victime?
Ben, évidemment que non…
Mais, je rappelle qu'il peut arriver des cas, assez rares, où un prévenu peut être relaxé au pénal mais le tribunal prononce quand même sur les intérêts civils.