Bonjour,
Oui mais il me semble que c'est dû au fait que "faute" ou "responsabilité" n'a pas le même sens au pénal et au civil, dans un cas, c'est "culpabilité" alors que dans l'autre c'est plutôt "cause du dommage" sans rechercher la culpabilité stricte.
La force majeure au sens pénal du terme permet de "sortir du pénal", mais n'évite pas forcément le civil, à l'exemple - en fait - de la voiture donné ci-dessus, alors que la force majeure au sens civil permet de "sortir du civil" pour celui qui est "sur la sellette".
Et de toute façon, "force majeure" vue par les tribunaux n'a pas tout à fait le même sens que celui qu'on lui accorde généralement.
A propos de la force majeure au civil, voir le coup du "ponton de l'hôtel Majestic, sur la croisette à Cannes" démoli par une barge qui avait largué les amarres pendant une tempête.
Pas un cas de force majeure, ont dit successivement la cour et la Cour. "Gardien" de la barge responsable de la démolition du ponton.
Citation :
Mais attendu que pour constituer un cas de force majeure de nature à exonérer totalement le gardien de sa responsabilité fondée sur l'article 1384, alinéa 1er, du code civil, un événement naturel doit présenter un caractère imprévisible et irrésistible ;
Et attendu que la cour d'appel qui a retenu, par motifs adoptés, que la survenance d'une tempête avait été prévue par Météo France, ce qui excluait la condition d'imprévisibilité constitutive de la force majeure, n'était pas tenue de procéder à une recherche que ses constatations rendait inopérante ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
C'est d'ailleurs, en fait, dans ce genre d'exemple, tout l'enjeu de la "Déclaration de catastrophe naturelle" par le préfet, qui permet d'admettre l’évènement comme "imprévisible et irrésistible".