Bonjour,
Le "hic", c'est que ni ce qu'on appelle usuellement la "garantie constructeur" ni celle que l'on appelle la "garantie vendeur", plus généralement les garanties dites "commerciales", ne sont des garanties légales (et ne l'ont jamais été !), donc pas obligatoires. Elles résultent seulement d'un "usage courant", une "coutume universellement répandue". Et de la loi de "l'offre et de la demande". Quelqu'un qui vend des véhicules neufs sans aucune garantie commerciale a peu de chances de perdurer dans la profession (sauf, peut-être, s'il fait 50% de ristourne).
Seules garanties légales, donc obligatoires : la garantie de conformité (celle à exercer dans un délai de deux ans après la vente d'un bien neuf)(d'occasion aussi, mais sous réserves) et celle sur les vices cachés (qui peut être exercée à tout moment mais dans un délai de deux ans - de mémoire - après la révélation du vice).
Pour cette deuxième, "caché" veut dire "aussi bien aux yeux du vendeur qu'au yeux de l'acheteur", donc le fait que le vendeur prétende n'avoir pas été au courant du vice au moment de la vente n'exonère pas le vendeur. A fortiori, un vendeur professionnel censé savoir déceler ce genre de défauts.
Si le vendeur connaissait l'existence du défaut, l'action ouvre droit, en plus de l'annulation de la vente ou d'une réduction de prix, à des D/I (si le vendeur était au courant, mais en plus, l'a caché délibérément, là on peut même passer à autre chose qui se traiterait au pénal...).
Dans le cadre d'une vente entre particuliers, c'est l'acheteur qui devra faire la preuve que le vendeur était au courant.
Dans le cadre d'une vente entre un vendeur professionnel et un acheteur particulier, c'est le vendeur qui devra faire la preuve qu'il ne pouvait déceler le défaut, pour pouvoir échapper aux D/I (mais pas au reste !).
Dans le cadre d'une vente entre un vendeur particulier et un acheteur professionnel, ce dernier n'a quasiment aucun droit (pour simplifier).
Pour le vice caché (d'ailleurs plutôt "caché ET rédhibitoire", il faut que le défaut soit déjà présent (ou couvant clairement) au moment de la vente. La garantie ne marche pas si l'origine du défaut est postérieure à la vente (sauf délais très courts admis par la jurisprudence, genre joint de culasse qui claque au bout de deux jours).
Donc, hélas, hélas, un appareil réputé avoir fonctionné conformément à ses caractéristiques pendant mettons 6 mois, puis tombe brutalement en panne par la défaillance instantanée d'un composant, n'entre dans aucun des cas prévus par la loi.
Un vendeur, même professionnel, peut se retrancher derrière la seule "garantie constructeur"… si elle existe !
Joyeuses fêtes donc !
