Citation :
Ici par contre, il fallait établir le lien de causalité selon les différentes théories de la causalité (équivalence des conditions, théorie de la causalité adéquate), parce que si Bart est tombé sur Milouse lui causant ainsi cessité de la vue, c'était suite à une mêlée de rugby !
Alors même si la chute de Bart a causé ce dommage à Milouse, il peut en être exonéré suite à la situation par laquelle le dommage est arrivé (la mêlée de rugby).
dans la responsabilité des parents du fait de leurs enfants, les théories doctrinales quant au lien de causalité ne fonctionnent pas :
arrêt levert 10 mai 2001 : "la responsabilité de plein droit encourue par les père et mère du fait des dommages causés par l'enfant mineur habitant avec eux n'est pas subordonnée à l 'existence d'une faute de l'enfant"
De plus les seules causes d'exonération sont la faute de la victime et la force majeure (Ass. plen. 13 décembre 2002). Dans l'arrêt Levert, il s'agissait d'un enfant mineure qui subit un plaquage mais blesse le plaqueur involontairement : les parents ont été retenus responsables, même si celle de l'enfant n'est pas retenue. Ainsi, concernant le lien de causalité, il suffit "d'un acte qui soit la cause directe du dommage."
la théorie de l'équivalence et celle de la causalité adéquate sont des théories purement doctrinales. La jurisprudence ne retient "qu'un acte qui soit la cause directe du dommage". On pourrait évoquer aussi la théorie de la "causa proxima" ou celle de la causalité efficiente ou directe. mais ces théorie doctrinalse ne prennent pas effet dans le cas très spécial et sévère qu'est la responsabilité des parents du fait de leurs enfants.
Citation :
Si le dommage est survenu lors d'une activité en club, les parents de Milouse peuvent demander réparation au club, en tant qu'ils ont mission d'organiser, de diriger et de contrôler les activités de leurs membres aux cours de compétitions sportives. Ils sont responsables au sens de l'article 1384 al.1 du Code Civil.
malheureusement, aucune question ne portait sur la responsabilité du club.
Citation :
Attendez. Vous avez dit dans votre 2. que les parents de Milouse peuvent demander indemnisation aux parents de Bart. Sauf que vous dites après que Bart n'était pas la cause directe du préjudice de Milouse donc ne peut en être tenu responsable !! Il n'y a pas de logique là !!
en effet, il n'y a pas de logique...parce que vous ne la comprenez pas. il y a deux dommages différents : celui subit par Milouse, qui devient aveugle, et l'autre qu'est le coût l'aménagement de la maison. Le premier dommage, comme je viens de le démontrer, est la responsabilité du fait d'autrui, plus précisément, la responsabilité des parents du fait de leurs enfants. Concernant le deuxième dommage, je dis que l'acte de Bart ne cause pas directement l'aménagement de la maison, et par conséquent entre ce dommage et l'acte de Bart, il n'y a pas de causalité directe.
PS : " sauf que vous dites après que Bart n'était pas la cause directe du préjudice de Milouse donc ne peut en être tenu responsable" Je n'ai jamais parlé de la responsabilité de Bart. En effet, aucune question ne porte sur sa responsabilité. S'il fallait en parler, je dirais que Bart n'est pas responsable du dommage subit par Milouse, ce qui est d'aucune importance pour la responsabilité des parents (cf. infra, arrêt Levert). en revanche, si une question portait sur sa responsabilité, j'aurais évoquer la responsabilité du fait personnel.
Citation :
- Le petit frère est une victime par ricochet du dommage moral subi par le grand frère
- la réparation du préjudice subi suite à la perte de la vue du grand frère est subordonnée la seule preuve d'un dommage personnel, direct et certain
- Or, le petit frère étant né après la cessité de Milouse, l'ayant toujours connu de la sorte, a-t-il réellement subi un dommage personnel, direct et certain ?
- les juges rejettent les demandes en réparation lorsque le préjudice n'est pas direct, certain et personnel
- Or, le petit frère peut rapporter la preuve d'un préjudice direct, personnel et certain, s'il évoque un préjudice d'agrément personnel, la cessité de Milouse l'ayant privé des joies de l'enfance !
Franchement, vous pensez qu'on indemnise toutes les victimes par ricochet??
je l'ai déjà dit, mais je vais le répéter : étant né après il ne peut demander de réparations pour le préjudice de jouissance. j'ai préciser que cette solution était jurisprudentielle : arrêt du 24 février 2005, un individu a un accident de voiture et en conserve un handicap. ses enfants, nés après la survenance du handicap, agissent contre le responsable de l'accident, la cour d'appel leur fait droit, mais la cour de cassation censure au "motif qu'il n'y a pas de lien de causalité entre le dommage et le préjudice allégué". peu importe "les victimes par ricochet", et que le préjudice soit "d'agrément personnel" (dans l'arrêt cité, le préjudice allégué par les enfants étaient qu'ils "n'avaient pu établir de relations ludiques et affectives normales avec leur père").
Citation :
- La responsabilité du commettant est engagée dès lors que le préposé a commis un fait dommageable !
malgré votre point d'exclamation qui me laisse sous entendre que vous êtes surprise d'une potentielle ignorance de ma part, sachez que le commettant n'est pas responsable dès lors que le préposé a commis une fait dommageable. un fait dommageable commis un préposé hors de l'exercice de ses fonctions, même s'il est sur le lieu de travail n'engage pas la responsabilité du commettant. (arrêt du 15 novembre 1985)
Citation :
- Il n'y a pas donc pas de responsabilité commettant / préposé qui se pose, mais de responsabilité du fait de produits défectueux !
- En effet, si suite à une manoeuvre ordinaire les deux ouvriers se sont blessés, il a du y avoir "un bug dans le système".
- Il aurait donc fallu évoquer la responsabilité du fait des produits défectueux
le manque d'argumentation, résumé à "un bug dans le système" fait que je ne vous ai pas compris.
Désolé d'être si sec, mais je demandais un avis, des suggestions, pas des jugements personnels sur mes qualités de reflexions. votre "il n'y a pas de logique" qui se borne à votre incompréhension m'a été particulièrement désagréable.
Cela dit, votre point de vue m'a été utile. Dommage que son expression, ponctuée de vexant point d'exclamation, m'est parut hautain.