Bonjour,
Citation :
tu peux facilement prouver que cette notion est très vaste et permet de prendre en compte les nouveaux cas de figure non-envisagés en 1804.
Encore que, selon moi, ces articles avaient bien, dès le départ, une portée très générale et les législateurs avaient "tout prévu", en quelque sorte.
Citation :
Tout fait quelconque de l'homme,
qui cause à autrui un dommage
patati, patata...
"Tout"... "quelconque", donc peu importe lequel, du moment qu'il "cause à autrui un dommage".
Donc, sont concernés les accidents de bagnoles, les crashes aériens et les explosions de fours à micro-ondes, même si, en 1804...
Et, à mon humble avis toujours, c'est le "contexte juridique" de l'époque et des suivantes qui a limité son application par une interprétation restrictive de l'expression "celui par la faute duquel etc.", qui voulait simplement dire "celui qui a commis - ou provoqué, voir article suivant - ce fameux fait quelconque en question, même sans faire exprès", donc sans relation directe avec la notion de faute au sens pénal du terme. Pour s'absoudre de la responsabilité de cet article, il ne suffit pas de dire "cé po d'ma fôt, j'lé pô fé essprè, jé pa fé gaf"...
Selon moi, bien sûr...
Raison pour laquelle, entre autres, on peut très bien être relaxé "au pénal", ce qui n'empêchera pas
ce même tribunal de
"prononcer sur les intérêts civils".
Ce qui laisse perplexe plus d'un juriste en herbe...