Bonjour,
Pas exactement, selon moi. S'il suffisait de considérer que tous les participants ont consenti, on ne pourrait plus jamais parler de clause léonine, vu qu'en principe tous les participants "signent le contrat".
Donc, même en ayant écrit quelque part "je suis d'accord", ça ne suffit pas.
Même si dans un(e) accord/convention/contrat/statut, on écrit
Citation :
"on est bien d'accord que toi, tu prends toutes les pertes à ta charge et moi, j'encaisse tous les bénefs"
, les juges ne laisseront pas passer, accord ou pas.
Les juges n'étant pas tout à fait nés de la dernière pluie, le truc qui consisterait, pour contourner la définition stricte, à écrire
Citation :
"on est bien d'accord que toi, tu prends 95% des pertes à ta charge et moi, j'encaisse 95% des bénefs"
ne marchera pas non plus. Cette clause sera "assimilée à une clause léonine ("brut de fonderie").
En revanche, là où les juges vont certainement laisser passer, ce serait une clause du genre
Citation :
"on est bien d'accord que toi, tu prends 65% des pertes à ta charge et moi, j'encaisse 65% des bénefs"
et que le "tu" en question l'ait signée/acceptée.
Surtout si, juste en dessous, c'est écrit "en échange, toi, tu bénéficieras de..." ou "parce que moi, je prends tel risque que tu ne prends pas". Ou quelque chose d'analogue qui rétablirait plus ou moins l'équilibre du contrat sous une autre forme, parce que les juges admettent que "l'équilibre" ne soit pas "comptabilisé au marc le franc" ("équilibre", au sens de la Cour de cassation et du code, ne veut pas dire 50,000%/50,000% après établissement de comptes d'apothicaire).
(soit, actuellement,
"au marc l'euro" devrait-on dire...)
Et je rappelle qu'il peut exister des contrats/conventions ouvertement "déséquilibré(e)s"...