Bonsoir,
Si vous êtes en L1 (pas précisé dans votre profil), votre présentation peut s'expliquer. Si vous êtes dans une année supérieure, c'est un peu plus inquiétant. Vous faites pratiquement comme si tout le monde était déjà bien au courant de l'affaire qui vous occupe et vous "téléphonez" vos informations un peu en vrac. J'ai même presque cru, dans votre premier message, que c'est à la Cour de cassation que vous accordiez l'absence de "faux et usage de faux", comme si la cour d'appel jugeait la Cour de cassation…
Une chose est certaine, si vous vous expliquez comme ça, vous allez avoir des soucis plus tard.
De plus, vous "mixez" des termes, des abrégés et des fonctions qui rendent vos explications encore plus confuses.
Si "CC", c'est "Cour de cassation", alors on ne "fait pas appel devant la Cour de cassation", mais on se pourvoit.
L'appel est réservé à une action en cour d'appel.
Ensuite, comme vous le savez probablement, la Cour de cassation ne rejuge pas une affaire. Donc, elle n'a pas pu "relaxer".
Pour ce qui concerne l'arrêt de cassation, ce n'est sûrement pas parce que "il n'a pas été mentionné l'intention" dans l'arrêt d'appel, mais je devine que ce qui a manqué : la caractérisation de l'intention frauduleuse puisque, bien entendu et heureusement et pour reprendre une partie de l'exemple, il ne suffirait pas d'établir que quelqu'un a "surchargé un 0 par un 2" sur un papelard pour établir cette intention (à titre perso, je dirais même… au contraire !!!), si c'est le seul et unique indice du délit de faux et usage de faux.
C'est cet important "détail" que la Cour à sanctionné en disant en substance : "Mesdames Messieurs de la cour d'appel, vous n'avez pas fait votre boulot correctement. Vous auriez dû patati patata…". Comme elle n'a pas le droit de juger à la place d'un juge du fond, sauf cas particulier et celui-là n'en est pas un, elle a tout naturellement renvoyé à une autre cour d'appel de renvoi.
Traduction en clair : peu importe que la mention du renvoi soit présente ou pas dans une retranscription, ce genre d'arrêt ne peut être qu'un arrêt avec renvoi. De toute façon, en cas de cassation sans renvoi, la Cour utilise systématiquement la formule "Elle aura lieu sans renvoi". Donc, quand on s'arrête à "Casse et annule", on ne peut pas du tout en déduire qu'elle se ferait automatiquement sans renvoi, par défaut.
Bref, je ne vois pas du tout comment une autre cour d'appel "tierce" pourrait bien se servir de cette péripétie pour justifier sa propre décision, à supposer qu'elle en ait le droit, que ce soit avec la mention "renvoie les parties devant la cour d'appel..." ou pas, vu que je ne vois pas comment on peut le lire comme un arrêt de principe.
Sauf à prétendre que si une cour d'appel n'a pas fait correctement son boulot dans le passé, alors ça donnerait le droit à une autre d'en faire autant !
J'en conclus que vous avez probablement mal lu. Ou alors, les juges de la cour d'appel ont fumé la moquette de leurs bureaux avant d'entrer en audience…
