Du côté du conseil de faculté de Nancy

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jeudi 13 décembre 2007

LEBRUN

Reprise des cours !

Bonjour,

après presque un mois, les étudiants du campus lettres ont pu reprendre leurs cours !

Bon courage à eux pour les rattrapages de cours et la remise en scelle.

Au fait, vous souvenez vous pourquoi le campus a été bloqué tout ce temps? Je ne comprends pas, plus personne n'en parle...

mardi 11 décembre 2007

LEBRUN

Reprise des cours du campus lettres mercredi 12, mais à quel prix?

Bonjour à tous,

ce matin était organisée une réunion élargie aux différents acteurs du campus lettres pour étudier la reprise des cours. Inter Asso's était représentée par Laura Chaborel, élue au CEVU, étudiante en M2 de psychologie.
Ont donc été décidées la réouverture du campus et la reprise des cours demain 12 décembre à partir de 7h30.

Cette reprise des cours implique un réaménagement du calendrier:

  • Initialement, les examens étaient prévus à la rentrée de janvier, dès le 7 janvier. Si aucun aménagement n'avait été effectué, le semestre aurait comporté 8 semaines de cours au lieu de 12.

    Il a donc été décidé de décaler d'une semaine les examens et de faire la première semaine de janvier une semaine de prolongation du semestre du 7 au 12 janvier. Les examens ont toujours lieu du 14 au 26 janvier.

Inter Asso's, les élus associatifs ont signé ce protocole d'accord.

Pour autant nous avons fait part de notre mécontentement: la réunion de ce matin va à l'encontre même de l'avis du CEVU de la veille.
En effet, hier, se tenait un CEVU. Il a émis un avis sur les aménagements possibles des cours: le CEVU avait retenu le rattrapage de deux semaines de cours, décalant donc le calendrier des examens. Ces deux semaines supplémentaires auraient permis d'aboutir à un semestre de 10 semaines de cours, et plus 9, au lieu de 12 initialement prévues.

Apparemment, pour des raisons techniques, les personnels ne peuvent pas compresser leur calendrier pour dégager deux semaines de rattrapages de cours. Ne peuvent-ils ou ne veulent-ils pas?
Je trouve un peu facile l'argument technique. Qu'ont ils fait pendant les presque 4 semaines de blocage? Certains ont soutenu ouvertement le mouvement. Les autres n'ont pas véritablement fait grand chose pour que le mouvement s'arrête. Ils ont alors pu vaqué à leurs recherches, la mise à jour, le montage de leurs cours, mais sans faire cours. L'argument avancé est qu'ils ont totu de même travaillé. Certes, mais leurs étudiants en ont ils bénéficié?
De mémoire, en 2006, les semaines bloquées par le mouvement anti-CPE avaient bien été rattrappées. La possibilité existe. Que manque t'il? La volonté.

Rappelons leur que la majorité des étudiants a subi sans rien pouvoir faire. Il est injuste de ne pas leur offrir des bonnes conditions de reprise de cours pour terminer un semestre déjà bien amputé. La décence résidait dans l'attribution de deux semaines.

Réunions d’information pour les étudiants en fin de journée le mercredi 12 décembre pour expliquer les dispositions retenues dans le protocole d’accord (affichage des lieux et heures ce mercredi en cours de journée).

Nous allons être extrêment vigilant pour que la reprise des cours et la semaine supplémentaire injustement décidée ne se résume pas en un fourre tout.

Après la reprise, nous demanderons des comptes à tous les acteurs de ce blocage, personnels enseignants, techniques et administratifs et représentants étudiants qui ont animé le mouvement.

lundi 10 décembre 2007

LEBRUN

Les étudiants en droit sur le campus lettres: victimes collatérales du blocage du campus LSH?

En ouvrant ma boîte mail ce dimanche soir, le courrier de notre Doyen Olivier Cachard m'a rappelé que des étudiants en droit suivaient des cours à sur le campus Lettres. Or ce dit campus est fermé administrativement depuis jeudi soir !

Il est essentiel qu'ils puissent retrouver des salles et des amphis pour la poursuite de leurs cours, d'autant que nous sommes en pleine période de colles.

De mon point de vue, la décision du président Le Poultier de fermer le campus, pourrait être interprété très négativement à l'encontre des filières qui utilisent les locaux du campus lettres, alors qu'elles fonctionnement normalement.
D'ailleurs, les étudiants en droit ne sont pas les seuls concernés: étudiants préparant le CAPES, certains de la filière Maths info rattachée au PLG et d'autres encore...

Message du Doyen:

Chers Etudiants,

comme vous le savez sans doute déjà, le Président de l'Université Nancy 2 a pris un arrêté de fermeture des locaux du campus lettres et de suspension des enseignements qui s'y déroulent, pour une durée indéterminée.

Cette mesure d'effet immédiat affecte malheureusement les étudiants et les enseignants de L1 Droit dont les cours se déroulent normalement au Campus Lettres, dans l'amphi G10, étudiants et enseignants qui n'étaient en rien impliqués dans les évènements de ces dernières semaines. Les cours n'y seront donc probablement pas assurés ( sauf arrêté de réouverture).

Je travaille actuellement avec mon équipe, Vice-Doyens, Secrétaire général et service du planning pour mettre en place une solution de substitution dès le courant de la semaine, afin que que vous ne soyez pas pénalisés. Je vous invite donc à consulter les panneaux d'affichage mardi ou mercredi pour connaître les dispositions prises par la Faculté.

Soyez en tout cas persuadés que nous sommes trés attentifs à garantir les conditions de l'excellence qui caractérisent notre Faculté dans le paysage académique français.

Olivier CACHARD
Agrégé de Droit privé
Doyen de la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion
Directeur du Campus Carnot-Ravinelle

LEBRUN

Rire ou pleurer?

La semaine qui vient de s’écouler pour les étudiants du campus Lettres Sciences Humaines et sociales de l’Université Nancy 2 est la démonstration des dysfonctionnements de l’université en France.

De l’égalité républicaine par le nivellement.

Depuis le début du blocage, le président n’a cessé de refuser l’emploi de la force publique pour rétablir la continuité des enseignements. Le scrutin organisé par la présidence lundi 3 décembre a révélé qu’une majorité d’étudiants voulait voir le campus débloqué pour la reprise de leurs cours. Le comité de grève, animé par des étudiants ET des enseignants, a confirmé par deux fois, mardi et jeudi, le blocage, niant la loi démocratique de la majorité.

Des bloqueurs ne voulant pas partir. Un président ne souhaitant pas les expulser ; une seule solution : rendre le campus inaccessible.

Quelle différence entre l’expulsion des bloqueurs et la fermeture administrative ?

Dans les faits, aucune. Il s’agit de mesures visant à vider le campus de personnes perturbant le bon fonctionnement des missions de l’université. On peut d’ailleurs apprécier la subtilité de l’arrêté pris. Par la fermeture, le président est autorisé à expulser toute personne s’y trouvant sans chercher à se justifier d’une quelconque prise de position. « Mesdemoiselles, Messieurs les étudiants et personnels, je ne vous expulse pas ; votre présence sur un campus fermé m’oblige à vous expulser… »

Mais on ne résout pas une situation de crise par l’emploie de type de subtilités juridiques.

Dans l’esprit, elle est de taille.
Tous les étudiants et personnels, indistinctement, sont devenus indésirables au sein du campus. Au prix d’une paix relative, on préfère traiter à égalité les bloqueurs et ceux qui veulent travailler. On préfère céder et faire preuve de faiblesse face à la résistance et à l’adversité. Ceci est tout simplement scandaleux. Belle marque d’égalité républicaine par le nivellement !

Des étudiants abandonnés par leur direction.

Du 14 novembre jusqu’au scrutin électronique du 3 décembre, la présidence, s’était maintenue en retrait du mouvement de blocage. Elle s’est contentée de commenter, de porter une attention particulière aux revendications comme si elle était démunie. Bref, elle n’a rien fait.
Reculait elle pour mieux sauter, pour reprendre la main sur le mouvement ? Avec l’organisation du scrutin électronique nous aurions pu le penser, enfin.

Le constat rappelé de la perte de 1500 étudiants entre les rentrées 2006 et 2007, supérieure à l’érosion démographique. Les termes employés par le président de situation grave, mettant en péril les formations en SHS.

Malgré la présentation d'une situation grave, aucune conséquence n’a été tirée des résultats électroniques.

Nous attendons lundi :
ou alors, un campus vide peut offrir des conditions pour permettre la reprise des cours,

ou alors nous regardons brûler notre campus. Surtout n’appelons pas les pompiers : le feu d’éteindra bien…oui sur les cendres des filières SHS nancéiennes ! Peut être que les étudiants recevront alors un faire part de condoléances.