Du côté du conseil de faculté de Nancy

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vendredi 30 novembre 2007

LEBRUN

Vote électronique organisé par la présidence de Nancy 2 pour les étudiants du campus lettres le 3 décembre

Bonjour à tous,

voici le communiqué de presse des élus INTER ASSO'S suite à la décision du président de Nancy 2 d'organiser un vote électronique sur la reprise des cours sur le campus lettres.
Le vote aura lieu de 8h à 18h.

Les élus d’INTER ASSO’S ont accueilli favorablement la décision du Président de l’Université Nancy 2 d’organiser un scrutin par voie électronique. Il est temps d’organiser un tel scrutin tant pour les étudiants et leur formation que pour la solidité des diplômes délivrés à Nancy 2.

La présidence est la seule autorité légitime à pouvoir organiser un scrutin à destination de tous les étudiants du campus. Tout position contraire, même prise par le comité de grève réuni en assemblée générale, serait assimilée à une tentative de prise de pouvoir.

Depuis une semaine, le contexte a changé :

  • La position défendue depuis le début par la FAGE et par INTER ASSO’S a été suivie par l’unef nationale : " poursuivre le rapport de force par d'autres formes, par des batailles locales sur les questions de démocratie universitaire ou contre la précarisation des personnels". Pour rappel, nous considérerions déjà le 14 novembre que « les imperfections peuvent être corrigées par un véritable travail de fond de tous les représentants dans chacune des universités ».
  • Les moyens alloués, 15 milliards pour les universités françaises sur 5 ans, sont plus qu’encourageants. Pour Nancy 2, l’effort financier se traduira dans un premier temps par une somme supplémentaire de 450 000€ pour le plan réussite en licence, dès janvier 2008. Cette somme représente une hausse de 12% de la subvention allouée annuellement par le ministère.

Malgré ces chiffres, l’Unef Nancy se radicalise et confirme sa politique du pire.

La Faculté de lettres a perdu 1500 à 2000 étudiants entre les rentrées 2006 et 2007 alors que les autres composantes ont des effectifs au moins stabilisés. En poursuivant le blocage et en refusant même l’organisation d’un vote électronique par la présidence de l’université, l’Unef contribue à dévaloriser les formations SHS qu’elle prétend pourtant sauvegarder.

mercredi 28 novembre 2007

LEBRUN

Sur le scrutin du 27 novembre du campus lettres et sciences humaines (LSH) de l'université Nancy 2

Bonjour à tous,

Après 15 jours de blocage, le comité de grêve a décidé d'organiser un vote à bulletins secrets à la suite d'une assemblée générale tenue le mardi 27 novembre à partir de 12h.

Avec 1 537 votants, 68,9% en faveur du blocage et 87,2% contre la loi LRU (libertés et responsabilités des universités).

Le point de vue des élus associatifs d'INTER ASSO'S est le suivant:

Ce scrutin n'a pas été organisé par la présidence ou la direction du campus lettres, juridiquement seules autorités légitimes à organiser un scrutin.

Il n'a pas fait l'objet d'une publicité suffisante: annonce en assemblée générale uniquement, pas de convocation des étudiants par mail ou voie d'affichage.

La participation n'est pas record. L'enjeu du vote en assemblée générale à bulletins secrets de hier aurait du avoir un effet mobilisateur plus important.

  • Elle demeure dans la moyenne des élections aux conseils centraux du campus lettres et sciences humaines. Ces scrutins avaient mobilisé respectivement 1606 votants en 2004 et 1306 en 2006.
  • A titre de comparaison, en mars 2006 période de mobilisation contre le CPE, les élections aux conseils centraux sur le campus droit, économie et gestion avaient recueilli 20,60% de participation. Tandis que la consultation des étudiants sur la suspension des cours sur ce même campus avait mobilisé quant à elle 42% des étudiants, soit le double.

Ce scrutin n'a pas rassemblé les conditions sine qua non, impératives pour revêtir une signification allant au delà du simple vote d'assemblée générale:

  • Un tel scrutin aurait du être organisé par la présidence.

  • Les bureaux de vote doivent être tenus par des personnels administratifs et ouverts toute la journée.

  • Le droit de vote des étudiants ne doit pas être conditionné par leur présence à une assemblée générale ou à une réunion d’information organisée par le comité de grève.

dimanche 18 novembre 2007

LEBRUN

Débats sur la LRU

Demain, lundi 19 novembre 2007, seront organisés deux moments de débats sur la loi LRU, libertés et responsablités des universités:
  • entre la présidence de l'université, les étudiants et les organisations ayant des élus étudiants, dans les amphis G09-10 du campus Lettres de 14h à 17h.
    Les absences aux TD seront excusées.

  • Une émission spéciale sur fréquence fac de 19h10 à 20h.
    A cette occasion, les organisations ayant des élus pourront débattre et exposer leur point de vue.
  • Pour ma part, encore élu au conseil d'administration de l'université Nancy 2, je serai présent avec les autres élus pour expliquer notre position et débattre sur la loi.

    Vincent

LEBRUN

Loi LRU: Sur le blocage de la faculté de lettres de Nancy 2

Bonjour à vous,

voici reproduit ci dessous le communiqué de presse qu'Inter Asso's (le regroupement des élus étudiants associatifs de l'université UHP et Nancy2) a diffusé auprès des médias.

Ce communiqué de presse fait suite au vote du blocage par des étudiants de la faculté de lettres. Les élus interasso’s de l’université Nancy 2 souhaitent apporter plusieurs précisions :

SUR LA FORME :

Il est regrettable que les débats de deux heures à la Faculté de Lettres n’aient été orientés par les organisateurs que très peu de minutes sur la loi LRU.
Il eut été nécessaire pour les étudiants présents de disposer de quelques exemplaires de la loi pour illustrer et s’assurer de la véracité des propos.
S’arroger le droit de représenter les étudiants et de parler en leur nom impose d’avoir recueilli leurs suffrages lors d’élections universitaires. Cela ne semble pas être le cas de la majorité des organisateurs.

SUR LE FOND:

La réforme, diffuse et complexe, ne saurait souffrir d’aucun raccourci. Il est élémentaire à la lecture de la loi que ne sont pas concernées dans son champ d’application la question de l’augmentation des frais d’inscription ainsi que celle de la sélection à l’entrée de l’université. Rappelons que ces modalités ne pourront être modifiées que par une loi, votée par le Parlement et non par un malheureux décret ou arrêté ministériel.

Sur les formations dispensées par les universités, la loi renforce le pouvoir d’uniformisation du ministère : « Les activités de formation, de recherche et de documentation des établissements font l’objet de contrats pluriannuels d’établissement dans le cadre de la carte des formations supérieures définie par le code de l’éducation nationale ». Ainsi toutes les universités françaises continueront à proposer aux étudiants des formations communes (au cours des trois années de Licence).

Le financement de l’Etat est maintenu. La seule possibilité offerte aux universités est de lever des fonds (privés comme publics) pour des programmes de spécialisation en valeur ajoutée aux programmes nationaux.

L’habilitation des diplômes demeure nationale. Les diplômes garderont leur caractère national. Le seul critère distinctif sera, tout comme aujourd’hui, la spécialisation des diplômes.

NOTRE POINT DE VUE :

Cette loi LRU n’est qu’un toilettage de l’université française. Elle ne réforme pas en profondeur l’enseignement supérieur et manque même cruellement d’ambition. Elle est particulièrement insatisfaisante sur :

    - La sous représentation des étudiants dans le conseil d’administration, pourtant les seuls usagers ;
    - Le cantonnement des autres conseils dans une fonction uniquement consulative ;
    - Le fait de confier des pouvoirs élargis au Président de l’université sans aucun garde- fous.

Pour nous,malgré ses insatisfaisances, le blocage et la demande d’abrogation de la loi sont démesurés :les imperfections peuvent être corrigées par un véritable travail de fond de tous les représentants dans chacune des universités.